Mathieu Chedid rejoint Universal Music

EXCLUSIF Une information confirmée par Pascal Nègre, président d'Universal Music France, à 20minutes.fr..

Sandrine Cochard et David Carzon

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  — L. URMAN / SIPA

L’hémorragie continue chez EMI. Après Radiohead, les Rolling Stones et Paul Mc Cartney, c’est au tour du chanteur Mathieu Chedid de quitter la major britannique. Selon nos informations, il rejoint la maison de disque Barclay, une filiale d’Universal Music, avec laquelle il a signé un contrat jeudi.

Universal ravi
 
«Je suis très content de l’arrivée de Mathieu, c’est un artiste créatif, riche et complet qui peut en plus écrire pour d’autres artistes», a confirmé Pascal Nègre, président d’Universal Music France, à 20minutes.fr.

«Le contrat de Mathieu Chedid avec EMI Music est arrivé à terme avec l’album «En tête à tête», sortie en octobre 2005, a précisé un porte parole d’EMI Music France à 20minutes.fr, vendredi. Matthieu est un grand artiste et nous lui souhaitons beaucoup de succès.»

Mathieu Chedid a remporté quatre Victoires de la musique (album chansons/variétés, artiste interprète masculin, tournée et DVD musical), en 2005, et le César puis la Victoire de la musique de la meilleure musique de film pour la bande originale du long métrage de Guillaume Canet «Ne le dis à personne», en 2007.
 
EMI en crise?

Le départ de Mathieu Chedid est un nouveau coup dur pour EMI, la troisième maison de disques au monde derrière Universal et Sony BMG, qui doit faire face au malaise grandissant de ses artistes. En janvier dernier, Robbie Williams avait menacé la firme de ne pas livrer son prochain opus. Idem pour le groupe Coldplay qui a finalement sorti l’album «Viva la vida», en juin dernier, qui «s'est vendu à plus de 6,5 millions d'exemplaires dans le monde», souligne EMI.
 
Racheté en 2007 par le fonds d’investissement britannique Terra Firma pour 3,2 milliards de livres (4,2 milliards d’euros), EMI s’est engagé depuis janvier dernier dans un programme de réductions de coûts, après une année 2007 qui a vu ses pertes s’élever à 287 millions de livres (378 millions d’euros). Le 14 janvier 2008, la major avait annoncé une restructuration débouchant sur la suppression de 1.500 à 2.000 postes. Soit un tiers ou plus de ses 5.500 emplois dans le monde.

Mais le groupe se veut confiant. «Il reste encore quatre mois avant la fin de l'année fiscale, mais, à ce jour, je pense que, d'un point de vue opérationnel, EMI Music sera profitable», assurait Elio Leoni-Sceti, le nouveau patron d'EMI Music au quotidien économique «Les Echos», le 28 novembre dernier.

Nouveaux artistes

Et pour montrer qu'elle n'est pas en danger, la major salue son développement.  «Ces trois derniers mois, EMI a signé 20 nouveaux artistes à travers le monde», rétorque la porte-parole d'EMI Music France qui souligne «l'album de Katy Perry a été un succès» et que celui de Lily Allen, attendu en février, est «très attendu».

A VENIR

A l’occasion du Midem, le marché international de la musique qui débute le 18 janvier à Cannes, retrouvez l’interview de Pascal Nègre vendredi 16 janvier, sur 20minutes.fr.