L'exposition Jeff Koons à Versailles
L'exposition Jeff Koons à Versailles — GINIES/SIPA

CULTURE

Un prince se réclamant de la descendance de Louis XIV veut faire stopper l'exposition Jeff Koons

Il s'appelle Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme et a déposé une requête en référé au tribunal administratif de Versailles...

Au nom du respect de Louis XIV, dont il se dit «le descendant de ligne directe», il demande l’arrêt de l’exposition Jeff Koons à Versailles. Le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme a engagé une requête en référé pour faire cesser l'expo, qui vient d’être prolongée jusqu’au 4 janvier 2009.

Le prince a déposé sa requête devant le tribunal administratif de Versailles, «pour profanation et atteinte au respect dû aux morts» et au nom du «droit à accéder à la connaissance du patrimoine sans contrainte pornographique». Il fait ainsi allusion aux œuvres qui parlent de tentation et de désir réalisées par Jeff Koons, qui fut l'époux de la Cicciolina, star du porno italien. Or ces œuvres ne sont pas montrées à Versailles.
 
Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme en a contre la Cicciolina. Il écrit que cette expo sert de «ressort publicitaire destiné à promouvoir une star étrangère du porno au détriment de l'art français».
 
Pas de porno à Noël

Joint par 20minutes.fr, l’organisation de l’exposition Jeff Koons fait part de son étonnement. En effet, le plaignant ne s’est pas manifesté dès l’ouverture de l’exposition, le 10 septembre dernier mais rebondit sur l’annonce de la prolongation. Une prolongation «pendant la période de Noël» qui vise, selon le prince, «la candeur des enfants particulièrement vulnérables et sans défense aux atteintes pornographiques».
 
Néanmoins, Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme avait demandé au président Nicolas Sarkozy, dans une lettre ouverte datée du 18 novembre, de «faire cesser le trouble manifeste» et de «faire procéder au retrait des objets de scandale» que représentent, selon lui, les oeuvres de Jeff Koons à Versailles.
 
Jean-Jacques Aillagon, le président du Château de Versailles, ancien ministre de la Culture, ne «souhaite pour l’instant pas s’exprimer sur cette question». Sans doute ne pas donner plus d’importance à cette drôle de requête.