Phrases chocs du pro de la provoc

O. G. - ©2008 20 minutes

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Gainsbourg nous a laissé quelques piques mémorables. Portrait en cinq formules clés.

· « J'ai grandi sous une bonne étoile, jaune. »

Lucien Ginzburg peut le dire, il a eu de la chance. Rescapé de la France de Vichy, comme toute sa famille, il surnommera plus tard avec ironie l'étoile jaune « la croix du shérif ». Longtemps, il préférera se dire athée que juif. Mais avec son reggae Dieu et juif, il rend hommage aux hommes illustres qui partagent avec lui cette judéité.

· « Si j'avais à choisir entre une dernière femme et une dernière cigarette, je choisirais la cigarette, on la jette plus facilement. » Déclaration un peu hypocrite : Gainsbourg a collectionné les femmes et n'a jamais laissé tomber ses Gitanes. Pour lui, même Dieu est un fumeur de Havanes. Il allume sa première cigarette à 13 ans, tient par la suite un bon rythme de quatre paquets par jour et, même à la fin, il enchaîne clope sur clope.

· « Je t'aime, moi non plus. » En 1967, Brigitte Bardot lui avait commandé la plus belle chanson d'amour. C'est ainsi que naît cette phrase paradoxale et un hymne à la sodomie... finalement rejeté par BB. Gainsbourg reprend l'année suivante avec Jane Birkin ce qui deviendra son tube le plus populaire.

· « Les femmes, une façon élégante de ne pas tomber dans la pédérastie. » L'homme, qui croule sous les conquêtes féminines, n'en est pas à une provocation près. En 1984, il pose sur la couverture de Love on the Beat en travesti. Avec ce « coming out », Gainsbourg affiche une homosexualité latente. En plein dans les années sida, l'artiste continue à secouer le public français.

· « Jusqu'à la décomposition, je composerai. » Après une première attaque, en 1973, le chanteur déclarait : « J'ai eu une crise cardiaque, ce qui prouve que j'ai un coeur. » Qui lâchera en 1991, après une cinquième attaque. Il travaillait alors à son nouvel album...