Ken Follett, bâtisseur de pavés littéraires

Karine Papillaud - ©2008 20 minutes

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Les amoureux des Piliers de la terre vont être comblés : le nouveau roman de l'écrivain anglais Ken Follett, Un monde sans fin (Robert Laffont), est la suite de la grande saga médiévale publiée en 1990. L'éditeur a anticipé le succès avec 200 000 ouvrages en place dans les librairies. « J'avais un peu peur de m'y remettre, confesse-t-il. Les lecteurs ont tellement aimé Les Piliers de la terre que le risque était grand de les décevoir. » Ken Follett a déplacé son récit deux cents ans plus tard, au début du XIVe siècle. Le sujet n'est plus la construction d'une cathédrale, mais la grande peste noire qui s'est abattue à l'époque sur l'Europe. « Je me suis intéressé à ce drame qui a changé complètement la façon dont on pensait, à la fois du point de vue des sciences, de la médecine mais aussi le rapport à la religion. » La saga, qui met en scène 200 personnages, tient le lecteur en haleine pendant 1 298 pages.

Une prouesse que Ken Follett a appris à maîtriser à travers les thrillers et romans à suspense qu'il publie depuis trente ans, et qui lui ont valu d'avoir vendu 100 millions de livres. « Dans un thriller, le personnage principal est en danger du début à la fin. On ne fait pas de digression sur le paysage ! C'est une bonne discipline pour écrire des livres sans temps mort. » A peine fatigué par les trois ans d'écriture d'Un monde sans fin, l'écrivain a commencé une trilogie qui met en scène trois familles, allemande, anglaise et russe, au XXe siècle. « C'est un projet ambitieux car ces familles assistent aux événements majeurs du siècle. De quoi m'occuper pendant sept ans. »