La Techno Parade défile sous le soleil

MUSIQUE La diabolisation n'est plus au programme...

Avec agence

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 La Techno Parade 2008, devant l'opéra Garnier, à Paris
 La Techno Parade 2008, devant l'opéra Garnier, à Paris — AFP PHOTO JACQUES DEMARTHON

«Il y a du gros son», dit l’un; «les chars envoient», souffle l’autre. Les participants de la Techno Parade, la 10e du nom, sont plutôt contents ce samedi. Le coup d'envoi du défilé, avec départ place de la Bourse et arrivée place de la Bastille, a été donné samedi vers 13h30 par les anciens ministres de la Culture Jack Lang et Renaud Donnedieu de Vabres, en présence de milliers de personnes. Dont la marraine de cette édition, la Djette allemande Ellen Allien.

>> Les organisateurs de la Techno Parade ont répondu à toutes les questions via un chat, à lire ici >>

Sous une pluie de confettis, le cortège a quitté la place de la Bourse pour un parcours festif de 5 kilomètres dans le centre de Paris, au rythme de toutes tendances des musiques électroniques. 200 DJ se relaieront pour cette Techno Parade anniversaire, marquant dix ans de combat pour la reconnaissance de ce courant musical.

La techno rentrerait-elle dans les rangs?

Avant le coup d'envoi, la ministre de la Culture Christine Albanel a fait chevaliers des Arts et des Lettres deux porte-drapeaux de la «French Touch», le musicien Martin Solveig et Antoine Baduel, président de FG DJ Radio, premier réseau radio français dédié aux musiques électroniques.

Un geste symboliquement fort puisque cela s’est passé à l’opéra Garnier, temple de la musique dite prestigieuse. «La musique techno à l'Opéra est un rapprochement heureux entre un lieu de patrimoine et une pratique artistique très moderne», a souligné Albanel, qui a tenu aussi à féliciter l'association Technopol, organisatrice de la Techno Parade depuis 1998, sous l'impulsion de Jack Lang. C’est dire si la techno n’est plus diabolisée.

N'oubliez pas vos bouchons d'oreille face aux décibels.