Mots en vue

CULTURE Les nouveaux termes à connaître ou à réviser. 20minutes.fr vous livre la moisson lexicale de la rentrée...

Alice Antheaume

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Ces mots et expressions, on les a entendus tout l’été. Ils seront encore là à l’automne. 20minutes.fr vous livre la moisson lexicale de la rentrée.
 
Arbitrage. Ce mot est l’un des favoris du gouvernement Sarkozy, dont on attend des arbitrages sur la réforme de France Télévisions, sur le dossier Tapie ou sur la taxe pique-nique. Car arbitrage suppose pouvoir. Le pouvoir de choisir. Mimétisme oblige, le mot «arbitrage» est désormais repris à tire-larigot pour évoquer tout et n’importe quoi, y compris le choix de vacances des Français («ils ont fait des arbitrages entre nuits à l’hôtel et dîners au restaurants»).
 
Ça me fout le seum. Cette expression signifie «ça m’énerve» chez les ados d’inspiration bobo. Selon ce blog, la formule proviendrait de «semm», mot arabe signifiant «venin».
 
Ou pas. Exemple: «Je vais gagner au loto… Ou pas». Tout l’intérêt de cette formule repose sur les points de suspension qui font office de pause, avant que ne survienne le «ou pas», qui assène le couperet ironique final.
 
Mobbing. Terme angliciste qui signifie «harcèlement moral», un mal apparu dans le code pénal et du travail dès 2002. L’anglais «mobbing», moins cash et plus funky que le terme français, permet d’éponger la dure réalité du «souffrir au travail», comme le dit Dominique Huez, médecin du travail depuis 30 ans: en France, «nous sommes de plus en plus nombreux à perdre notre santé en travaillant», alerte-t-il.
 
Un mème. Leave Britney Alone ou Coca Mentos: ces séquences du Web, entrées dans l’inconscient collectif, prennent le relais des sketchs télés qui cartonnaient dans les années 90. Les internautes ont trouvé un nom pour décrire ces épiphénomènes, ce sont les «mèmes», une francisation du mot anglais «meme», qui désigne une unité culturelle. Avant Weezer, un épisode de «South Park» s’était déjà amusé à les recenser.
 
C’est moche. L’expression, très prisée sur le Net - notamment sur le site bienbienbien.net - ne signifie pas que quelque chose est laid mais plutôt «c’est con ce qui arrive». Avant «c’est moche», on disait «c’est ballot».

Etre en mode… Exemple: «Je suis en mode détente» ou inversement, «je suis en mode speed». L’expression indique l’humeur du sujet qui parle, façon statut Facebook.
 
Pipolitique. Tendance à mixer informations politique et potins people, vie publique et vie privée: un créneau occupé par Nicolas Sarkozy et Rachida Dati notamment.
 
Teambuilding. Dans les sociétés, il est bien vu d’organiser des réunions de salariés autour d’activités festives pour souder le groupe («team building» signifie «construction d’équipe»). Au départ, les activités étaient souvent des activités sportives comme l’escalade où il s’agissait de faire confiance à celui avec qui vous étiez encordé. Aujourd’hui, baisse du pouvoir d’achat oblige, les teambuidings se font plutôt autour d’un verre ou d’un dîner.
 
Le wording. Autre mot anglais, très Web encore une fois. Activité qui consiste à trouver le mot qui va le plus «parler» à ceux qui le lisent pour qualifier un produit. Très utile en marketing pour ainsi «veiller à ce que le consommateur comprenne précisément ce qu’on lui propose derrière un intitulé», précise ce site. Exemple à 20minutes.fr: plutôt que de parler de «programmes télévisuels», on a préféré le mot «zapping».
 
Et vous, quels sont vos mots préférés en ce moment?