La série «Les Invincibles» débarque en France

TELEVISION L'histoire de quatre types trentenaires qui décident de plaquer leur copine en simultané...

AA

— 

 La série "Les invincibles", version canadienne
 La série "Les invincibles", version canadienne — DR

Les séries québécoises n’en finissent plus de débarquer sur les écrans de télé français. Après «Un gars, une fille», voici «Les Invincibles», l’histoire de quatre types trentenaires qui décident de plaquer leur copine en simultané et signent un pacte pour ne pas rester maqué plus de deux semaines d’affilée. Alors que la série en est à sa troisième saison au Canada, le tournage de l’adaptation française vient de débuter ce lundi à Strasbourg, pour une diffusion sur Arte l’année prochaine.
 
La génération des hommes de 30 ans et leurs complexes, «c’est un sujet international», explique Matthieu Viala, le producteur de la série interrogé par 20minutes.fr.

Cap sur l'Europe

«Plus qu’une adaptation française, on voulait en faire une adaptation européenne», ajoute-t-il. Ce qui explique le choix de la ville de Strabourg qui, «par sa position politique et géographique, incarne bien l’Europe». Un moyen, par la suite, de vendre la série «sur tout le territoire européen», et pas qu’en l’Allemagne et en France, les pays dans lesquels émet la chaîne Arte.   

Les différences entre versions française et canadienne
 
Qui dit adaptation dit changements par rapport à l’original. «Ça m'aurait plu aussi que la série soit vendue telle quelle, a confié François Létourneau, coauteur canadien de la série avec Jean-François Rivard. Mais le fait qu'ils la tournent à leur façon, ça représente une nouvelle aventure pour nous».

Aux commandes de l’adaptation française: Alexandre Castagnetti, auteur de «La chanson du dimanche» sur le Web, et Pierric Gantelmi d’Ille, qui a travaillé sur «Camping», «Disco» ou «Iznogoud». Parmi les acteurs, Lou Doillon, Clémentine Célarié et François Rollin, pour les plus connus.

Une boîte de nuit plutôt qu’un bar à strip-tease

Le titre ne va pas changer, assure le producteur français. «Mais on a resserré la série sur 8 épisodes au lieu de 12, pour quelque chose de plus rythmé et moins délité que l’écriture québécoise». De même, les relations entre personnages et certaines situations vont varier. Car en France, «il y a plus de non-dits qu’au Canada», ajoute le producteur qui précise que les Français vont davantage «en boîte de nuit que dans un bar à strip tease, contrairement aux pratiques d'Amérique du Nord.»