«Metropolis» refait surface

CINEMA Une bobine du film de Fritz Lang a été retrouvée en Argentine...

AA avec agence

— 

Capture de "Metropolis" de Fritz Lang
Capture de "Metropolis" de Fritz Lang — DR

Suprise: la quasi-totalité des scènes manquantes de «Metropolis», un film de Fritz Lang sorti en 1927 et dont il n’existe plus de copie intégrale, ont été retrouvées à Buenos Aires, en Argentine. La pellicule 16 millimètres a été découverte par les chercheurs des archives du Musée du cinéma de la capitale argentine.

Les images, bien que de qualité médiocre, permettront de compléter de 25 minutes ce film muet, réalisé en noir et blanc, dont plusieurs séquences ont été censurées. Car ce film de science-fiction, boudé à sa sortie par les critiques comme par le public, avait été coupé par des représentants de Paramount, la société de production américaine.




«Presque toutes les scènes qui manquaient jusqu'à présent ont été retrouvées dont deux grandes scènes importantes», a indiqué Anke Wilkening, restauratrice de la fondation Friedrich Wilhelm Murnau, propriétaire des droits du film, et chargée de la préservation du patrimoine cinématographique allemand.

Les deux scènes en question

L'une, «d'un grand attrait visuel», montre un taxi circulant dans la ville futuriste divisée en deux, où Freder Fredersen, le fils du dirigeant de la ville haute de Metropolis, tombe amoureux de Maria, une femme de la ville basse, selon Mme Wilkening.

L'autre, qui présente une scène de dispute entre deux personnages secondaires, permet de «mieux cerner les relations entre les trois personnages secondaires» du film et évoque des thèmes chers au réalisateur, l'amitié masculine et la confiance.

«Ce qui manque, c'est une courte séquence dans laquelle Freder attend Maria dans une cathédrale où un moine prédit l'apocalypse», regrette pourtant Anke Wilkening.

Le fil de l’histoire Selon l'hebdomadaire «Die Zeit», cette bobine avait été acquise par un responsable de la société de distribution cinématographique argentine Terra Film pour la montrer à l'écran, en Argentine, en 1928. Elle était arrivée ensuite dans les mains d'un critique de cinéma avant d'être vendue dans les années 1960 au fonds national artistique argentin.