Pas de nouvelle grève à Hollywood dans l’immédiat

CINEMA Même George Clooney s'en est mêlé...

AA avec agence

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Le "détective des stars" Anthony Pellicano, accusé notamment d'avoir effectué des écoutes téléphoniques illégales au profit de grands noms de Hollywood, a été jugé coupable jeudi par un jury de Los Angeles, a-t-on appris de source judiciaire.
Le "détective des stars" Anthony Pellicano, accusé notamment d'avoir effectué des écoutes téléphoniques illégales au profit de grands noms de Hollywood, a été jugé coupable jeudi par un jury de Los Angeles, a-t-on appris de source judiciaire. — David Livingston AFP/Getty Images/Archives

On craignait une nouvelle grève à Hollywood et une autre paralysie de la production télé et cinéma. Mais finalement, non, ce ne sera pas pour tout de suite, a assuré le syndicat des acteurs (SAG), qui compte 120.000 membres.

«Toute mention d'une grève ou d'un lock-out du patronat constitue une diversion à l'heure actuelle», a déclaré le président du SAG, Alan Rosenberg, dans un communiqué.

Si l’option grève a été déboutée, l’urgence, pourtant, est là: alors que leurs contrats actuels expirent ce lundi soir, les acteurs négocient avec les producteurs de nouveaux contrats pour prendre en compte la diffusion de leur travail sur l'Internet ou les baladeurs numériques. Des médias que les producteurs jugent pas assez rentables pour que soit reversée une part du gâteau aux acteurs.

Et Clooney fut...

L’autre point qui pose problème, c’est les distorsions entre le SAG et un autre syndicat d’acteurs, l’AFTRA, qui recense 70.000 membres.

Même George Clooney a appelé les deux syndicats d'acteurs de Hollywood à l'unité. «Au risque de devenir un acteur de plus qui donne son opinion sur la bataille en cours entre le SAG et l'AFTRA, j'espère qu'il existe une issue», a-t-il lancé.

Pour aplanir les tensions, Clooney a proposé des réunions annuelles entre chefs de studios et acteurs de premier plan «que les studios écoutent» pour déterminer les revenus de ces «nouveaux médias». Il s'est aussi prononcé pour un déplafonnement des cotisations syndicales pour que les gros salaires de Hollywood contribuent davantage à des fonds de solidarité et de retraite des comédiens.