W9 - Virgin 17 perdent un round face aux producteurs de musique

MUSIQUE Le CSA enjoint les chaînes musicales à respecter les quotas de diffusion...

David Carzon

— 

Olia, présentatrice de Clipline sur Virgin 17
Olia, présentatrice de Clipline sur Virgin 17 — DR

Le litige devra quand même se régler au Parlement. Le CSA a sifflé jeudi la fin du premier round dans la guerre ouverte entre les producteurs de musique et les deux chaînes musicales de la TNT, W9 (groupe M6) et Virgin 17 (groupe Lagardère). Les premiers reprochent aux secondes de détourner leur cahier des charges en passant de la musique surtout la nuit et très peu aux heures de grandes écoutes.

Suivant une décision du Conseil d’Etat, le CSA a donc décidé de réduire l’amplitude des heures de grandes écoutes durant lesquelles les chaînes doivent respecter les quotas de diffusion d’œuvres européennes et d’œuvres d’expression originale française. Dans sa décision rendue publique ce jour, le CSA fixe les nouvelles règles : «Pour W9, chaîne majoritairement musicale, les heures de grande écoute seront désormais comprises entre 10 h et 12 h 30 et entre 17 h et 23 h, et donc réduites de 50%. Pour Virgin 17, chaîne musicale pour plus de 75% de son temps d’antenne, elles seront comprises entre 9h et 12h et entre 15h et 23h, et donc réduites de 35%.»

Une victoire pour les producteurs de musiques? Oui, mais ce n’est pas assez pour eux. «C’est mieux, ça va dans le bon sens mais le CSA aurait pu aller encore beaucoup plus loin», a expliqué à 20minutes.fr Hervé Rony, directeur du Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) à l’origine mercredi d’un communiqué de presse avec la Sacem, destiné à faire monter la pression sur ce dossier.

En fait, le nerf de la guerre, c’est le prime time. Les producteurs voudraient plus d’émissions à caractère musical sur cette tranche, ce que ne précise pas le CSA actuellement. Ce dernier indique juste l’obligation de programmer des émissions consacrées aux nouveaux talents. «Sauf qu’on ne voudrait pas ce soit limité à la Nouvelle Star», explique Hervé Rony.

Les producteurs avaient indiqué mercredi qu’ils étaient prêts à en passer par une loi pour renforcer l’exposition des programmes musicaux. Cette volonté reste d’actualité.