VIDEO. Vous ne connaissez pas Isao Takahata? Voici trois dessins animés à découvrir de toute urgence

ANIMATION Isao Takahata est mort à l'âge de 82 ans ce vendredi des suites d’un cancer du poumon...

L.B. avec AFP

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Isao Takahata, le 12 septembre 2010
Isao Takahata, le 12 septembre 2010 — Tomonori Iwanami/AP/SIPA

Les fans de dessins animés nippons sont en deuil. Moins connu que Hayao Miyazaki en France, Isao Takahata est pourtant l’un des plus illustres réalisateurs japonais de films d’animation. Passionné de littérature française et notamment de Jacques Prévert, il est mort à l’âge de 82 ans ce vendredi des suites d’un cancer du poumon. Si vous ne connaissez rien du co-créateur du studio Ghibli, voici trois œuvres majeures pour rattraper vos lacunes.

« Le tombeau des lucioles »

Isao Takahata s’est fait un nom avec Le tombeau des lucioles (1988), considéré pour certains amateurs comme son plus grand film. L’histoire de deux orphelins de guerre lui a été inspirée par sa propre expérience du bombardement par les Américains de la région d’Okayama où il vivait en 1945. Terrifié, il avait fui pieds nus en pyjama avec une de ses sœurs, avait-il raconté dans un entretien accordé en septembre 2015 au quotidien de langue anglaise Japan Times.

Le dessin animé révèle dès le début la mort du garçon Seita et de sa petite sœur Setsuko. « Il est traumatisant pour les spectateurs de voir la vie de deux êtres heureux se détruire et de les voir mourir. J’essaye d’alléger la souffrance de mon public en révélant tout dès le départ », avait-il expliqué. Le tombeau des lucioles est devenu un des classiques du cinéma d’animation japonais.

« Souvenirs goutte à goutte »

Les vrais de vrais citent souvent Souvenirs goutte à goutte comme l’une de ses œuvres les plus incontournables. Imprégné de nostalgie, le film raconte l’histoire de Taeko, une employée de bureau tokioïte qui décide de se rendre à la campagne. Durant son voyage, elle replonge dans les souvenirs de son enfance. Parmi les moins connus de la filmographie du Studio Ghibli, le film s’inscrit comme une œuvre intimiste et naturaliste.

« Le Conte de la princesse Kaguya »

En 2013, il s’attaque à sa dernière œuvre, Le Conte de la Princesse Kaguya, inspirée d’un classique du répertoire nippon. Pour ce dessin animé, Isao Takahata s’est inspiré d’un conte populaire datant du Xe siècle, considéré comme l’un des textes fondateurs de la littérature japonaise. Empreint d’une infinie poésie, l’œuvre tisse son intrigue et déroule les émotions de ses personnages, dessinés au fusain, dans un décor aux tons pastels qui évoque l’aquarelle. Le film avait été projeté en ouverture du Festival international du film d’animation d’Annecy de 2014.