Isabelle Carré récompensée du Grand prix RTL/«Lire» pour son premier roman «Les rêveurs»

LITTERATURE Le premier livre de la comédienne, publié en janvier et au contenu autobiographique, est d’ores et déjà un succès avec plus de 60.000 exemplaires vendus…

F.R. avec AFP

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L'actrice et auteure Isabelle Carré en 2017.
L'actrice et auteure Isabelle Carré en 2017. — ERIC DESSSONS/JDD/SIPA

Elle avait déjà remporté un César de la meilleure actrice en 2003, et deux Molière de la meilleure comédienne en 1999 et 2004. Isabelle Carré compte depuis ce jeudi une nouvelle distinction à son actif puisqu’elle a remporté le Grand prix RTL/«Lire » pour son premier roman, Les rêveurs. Publié en janvier chez Grasset, ce texte autobiographique sur son enfance dans les années 1970 a déjà été vendu à plus de 60.000 spectateurs.

L’artiste de 46 ans raconte, dans de courts chapitres, la rencontre de ses parents, son enfance, sa jeunesse, en mêlant des rêveries à ses souvenirs. Elle y évoque sa tentative de suicide quand elle avait 14 ans, la fragilité psychologique de sa mère ou l’incarcération de son père dont elle relate les visites au parloir.

« C’est un encouragement à continuer »

En janvier, au micro de France inter, Isabelle Carré a déclaré avoir écrit ce livre « pour faire exister les enfants d’homos ». Car, comme elle le raconte dans Les rêveurs, son père a longtemps caché son homosexualité avant de l’assumer ouvertement. « Mon livre est un hommage aux mystères de l’enfance, un roman d’apprentissage », expliquait-elle à Léa Salamé. Et d’ajouter, en faisant allusion aux slogans de la « manif pour tous » : « Nous les enfants d’homo serions malheureux ? Mais comment décider du bonheur ou du malheur des autres sans les écouter ? »

Ce jeudi, sur RTL, Isabelle Carré s’est réjouie de recevoir ce prix qui lui « donne des ailes ». « Je suis une débutante, (…) et c’est un encouragement à continuer. J’ai très envie de le faire, que ça ne s’arrête pas à ce premier livre », a-t-elle affirmé.

Dans la page de remerciements des Rêveurs, elle relate avoir participé à un atelier d’écriture animé par Philippe Djian pour entamer son travail d’écrivain. Jusqu’alors, elle écrivait pour elle-même dans des cahiers. Sur l’un d’eux, rédigé quand elle avait une douzaine d’années, elle confiait : « Plus j’écris, plus j’ai à écrire. »