Lyon: La vidéo d’un artiste mettant en scène des poulets vivants en train de brûler fait polémique sur les réseaux

POLEMIQUE Le musée d'art contemporain de Lyon assure que Adel Abdessemed a utilisé un trucage et que les poulets n'ont pas été brûlés... 

Elisa Frisullo

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Adel Abdessemed a réalisé une vidéo mettant en scène des poulets en train de brûler au musée d'art contemporain de Lyon.
Adel Abdessemed a réalisé une vidéo mettant en scène des poulets en train de brûler au musée d'art contemporain de Lyon. — Capture d'écran twitter

Il a suffi que l’un des visiteurs du musée d’art contemporain de Lyon s’indigne sur les réseaux sociaux, cliché à l’appui, pour que l’œuvre d’Adel Abdessemed, créée en 2013, se répande sur le Web. Depuis dimanche après-midi, Printemps, une vidéo de l’artiste mettant en scène des poulets vivants en train de brûler, fait polémique sur les réseaux sociaux.

Outré par l’œuvre exposée au Mac de Lyon dans le cadre de l’expo L’antidote consacrée à l’artiste, un visiteur a publié samedi une vidéo de l’expo sur Twitter. En quelques heures, son post, destiné à informer les associations de défense de la cause animale, a été partagé plus de 22.000 fois et son film a été visionné plus de 320.000 fois.

La fondation Brigitte Bardot interpelle le Mac de Lyon

L’œuvre de l’artiste a à la fois provoqué l’indignation du public, choqué du sort réservé aux poulets, et les interrogations d’autres internautes, qui ont tenté de comprendre le travail artistique d’Adel Abdessemed.

Face aux nombreuses réactions, le musée d’art contemporain a tenté, dès dimanche, d’expliquer la démarche de l’artiste et de défendre son travail sur son compte Twitter.

En réponse à la fondation Brigitte Bardot, qui a interpellé le musée sur cette œuvre, le Mac a expliqué que Printemps était « une allégorie de toutes les violences ».

Un produit qui ne brûle pas

« L’artiste Adel Abdessemed utilise un produit spécifique, comme dans les trucages au cinéma, qui ne brûle pas la peau. […] Il l’a utilisé auparavant sur lui pour réaliser l’œuvre Je suis innocent ». La séquence filmée ne durerait en réalité que quelques secondes, et les poulets étaient toujours vivants à l’issue de la performance, assure le musée.