VIDEO. Le jazzman français Didier Lockwood est décédé

MUSIQUE Originaire de Calais, le violoniste est décédé brutalement dimanche matin à Paris à l’âge de 62 ans, a annoncé son agent dans un communiqué…

R.L. avec AFP

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_Didier Lockwood
_Didier Lockwood — Bernard Martinez

Didier Lockwood, 62 ans, l’un des plus célèbres violonistes de jazz français, est décédé d’une crise cardiaque ce dimanche. « Son épouse, ses trois filles, sa famille, son agent, ses collaborateurs et sa maison de disques ont la douleur de faire part de la disparition brutale de Didier Lockwood dans sa 63e année », indique un communiqué de son agent, transmis à l’AFP. Il avait participé à un concert samedi soir au bal Blomet, une salle de jazz parisienne.

Victoire de la Musique en 1985

Ce violoniste a collaboré avec de très nombreux artistes (Nougaro, Barbara, Jacques Higelin), rappelle franceinfo. Il était également connu pour sa formation le DLG (Didier Lockwood group). Il a donné plus de 4000 concerts au cours de sa carrière. Très éclectique (jazz, musiques du monde, classique), il a reçu une Victoire de la Musique en 1985, précise le site. TSFJazz et le Nice Jazz Festival ont rendu hommage à l’artiste ce dimanche soir, sur Twitter.

Depuis ses débuts à 17 ans au sein de Magma, alors le groupe phare du rock progressif en France, Didier Lockwood a sans cesse occupé le paysage à travers de nombreux rencontres et projets, dans divers styles : jazz-fusion électrique, jazz acoustique, jazz manouche, jazz et musique classique avec le spectacle « Le Jazz et la diva » avec la cantatrice Caroline Casadesus.

Impliqué dans l’éducation

Didier Lockwood était aussi très impliqué dans l’éducation à la musique : auteur d’une méthode d’apprentissage du violon jazz, il avait créé en 2001 le Centre des musiques Didier Lockwood à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), une école d’enseignement de l’improvisation.

Le jazzman avait également remis en 2016 un rapport au gouvernement sur l’apprentissage de la musique. Il s’y inquiétait d’une enfance « formatée » par la technologie moderne et en « panne de sens » et prônait un apprentissage de la musique par plus d’oralité et moins de solfège. Il devait rendre hommage à Django Reinhardt lors d’un concert prévu en mars.