Israël: L'ambassadrice boycottera l'ouverture du festival du cinéma israélien à Paris à cause du film «Foxtrot»

CINÉMA La diffusion du film Foxtrot, du réalisateur israélien Samuel Maoz, est à l’origine de ce boycott…

20 Minutes avec agences

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Le réalisateur Samuel Maoz pose avec ses acteurs Lior Ashkenazi (à gauche) et Sarah Adler à la Mostra de Venise en septembre 2017.
Le réalisateur Samuel Maoz pose avec ses acteurs Lior Ashkenazi (à gauche) et Sarah Adler à la Mostra de Venise en septembre 2017. — Domenico Stinellis/AP/SIPA

Le ministère des Affaires étrangères israélien a annoncé dimanche 11 février le boycott du Festival du cinéma israélien, qui se tiendra à Paris du 13 au 20 mars. En cause : la diffusion lors de la soirée d’ouverture du film israélien Foxtrot, qui met en scène une bavure de l’armée israélienne.

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Résultat : l’ambassadrice de l’État hébreu sera absente de la soirée d’ouverture de la 18e édition du festival, dont le pays est pourtant partenaire officiel.

Un film au cœur de la brouille

L’ambassade israélienne avait d’abord suggéré de « choisir un film qui ne suscite pas la controverse pour sa soirée d’ouverture ». Après le refus des organisateurs, le ministère « a décidé que l’ambassadrice ne sera pas présente à cette soirée ».

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Le communiqué tient tout de même à préciser que « l’ambassade d’Israël en France est fière de soutenir le festival […] depuis sa création […] et n’a pas l’habitude de se mêler du choix des films diffusés ».

Lion d’Argent à la Mostra de Venise

Foxtrot, du réalisateur Samuel Maoz, a obtenu en 2017 le Lion d’argent Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise. La ministre israélienne de la Culture Miri Regev avait alors accusé le film de prêter le flanc à une accusation de « meurtre rituel » dans les rangs des soldats israéliens.

Elle s’était ensuite félicité que le film ne soit pas sélectionné pour les Oscars, estimant que « cette décision nous [a] épargné une déception amère et une représentation mensongère […] de l’armée israélienne ». En septembre 2017, Samuel Maoz avait affirmé que s’il critiquait son pays c’était « par amour », parce qu’il se faisait « du souci » et qu’il voulait « le protéger ».