VIDEO. MC Solaar remporte la Victoire du meilleur album de l'année après dix ans d'absence

MUSIQUE Avec son album « Géopoétique », MC Solaar fait un retour triomphant…

N.Sa avec AFP

— 

MC Solaar a remporté la Victoire de la Musique de l'album de chansons de l'année pour "Géopoétique", lors des 33ème Victoires de la musique le 9 février.
MC Solaar a remporté la Victoire de la Musique de l'album de chansons de l'année pour "Géopoétique", lors des 33ème Victoires de la musique le 9 février. — DAVID NIVIERE/SIPA

C’est ce qu’on appelle un retour gagnant. Il aura fallu patienter dix ans pour entendre à nouveau le phrasé unique et les textes quasi philosophiques du rappeur MC Solaar, mais le jeu en valait la chandelle.
Celui que l’on surnomme « Claude MC », a ajouté vendredi une cinquième Victoire à son palmarès, en décrochant celle de « l’album chanson de l’année » pour Géopoétique qui a marqué son grand retour aux affaires en 2017.

Un album introspectif

MC Solaar a devancé le duo féminin Brigitte (« Nues ») et Albin De La Simone (« L’un de nous »). Regard nouveau sur le monde et introspection sont au centre de l’album Géopoétique qui s’ouvre par ces paroles : « Seul sous son saule pleureur Solaar pleure », puis « Tout a commencé là-bas dans la ville qu’on appelle Maisons-Alfort ».
Sur la scène des Victoires, MC Solaar a interprété les singles « Sonotone » et « Eksassaute ».

A l’instar de NTM, qui célèbre cette année ses 30 ans d’existence, et de IAM, qui a fêté l’an passé les 20 ans de « L’école du micro d’argent », MC Solaar, 48 ans, est un des pionniers d’un genre qui est devenu en France la pop d’aujourd’hui. Les musiques urbaines sont désormais les plus consommées sur les plateformes de streaming.

>> A lire aussi : Mc Solaar: «J’ai mon truc à moi, je fais du Solaar»

Le rap démocratisé

La reconnaissance du travail de MC Solaar illustre toute la diversité du rap français. Il a remporté ses cinq Victoires dans cinq catégories différentes : « album chanson de l’année » donc, « album de musiques urbaines » en 2008, « meilleur clip vidéo » en 1995, « artiste masculin » en 1995 et « meilleur groupe » en 1992, alors qu’il rappait bien seul ! Preuve qu’à cette époque, bien lointaine, où il était minoritaire, le hip-hop, encore balbutiant, n’était pas forcément bien compris par l’industrie du disque.

Cette année, deux rappeurs faisaient partie des nommés dans la catégorie « artiste masculin de l’année », une petite révolution qui ravit celui qui a participer à la démocratisation du rap en France.