Culture

La meunière et les fantômes

De dos, assise à son piano, la meunière semble belle. Ou du moins désirable. Les Amandiers de Nanterre présentent encore tout le week-end La Belle Meunière. Une suite iconoclaste, un rien désuète, de lieds de Schubert, où un mari trompé se désespère à en

De dos, assise à son piano, la meunière semble belle. Ou du moins désirable. Les Amandiers de Nanterre présentent encore tout le week-end La Belle Meunière. Une suite iconoclaste, un rien désuète, de lieds de Schubert, où un mari trompé se désespère à en mourir et où les fantômes des amants de sa femme tombent du décor comme autant de preuves de son infidélité. Ces derniers sont entrés là comme dans un moulin et se cachent désormais sous un piano, voire dans le lit conjugal. Le metteur en scène suisse Christoph Marthaler injecte de l’humour à forte dose (on pense à Tex Avery ou aux Deschiens) pour faire virer cette fable ultraromantique au fantastique. S. L.