VIDEO. «Tu peux jongler avec mes couilles», le rap féministe de Natalie Portman

CULTURE Dans «Saturday Night Live», sur NBC, l'actrice remet les pendules à l'heure de Time's Up...

P.B.

— 

L'actrice Natalie Portman dans un sketch pour «Saturday Night Live», le 3 février 2018.
L'actrice Natalie Portman dans un sketch pour «Saturday Night Live», le 3 février 2018. — CAPTURE NBC

Elle avait cassé son image de gentille fille en 2006, avec un rap cru et déjanté pour Saturday Night Live. Natalie Portman a remis ça samedi soir, toujours dans SNL, avec une suite qui balance du lourd. Maternité, journalistes, sexisme, Star Wars, tout y passe.

« Quand j’ai accouché, j’ai même pas poussé »

« C’est compliqué de jongler entre vos enfants et votre carrière ? », demande le faux journaliste incarné par Beck Bennett de SNL – une question sexiste souvent posée aux actrices, et jamais aux acteurs. « Tu peux jongler avec mes couilles », répond Portman avec un flow incisif. « Quand j’ai accouché, j’ai même pas poussé / Quand j’ai perdu les eaux, j’ai noyé le docteur. »

« Est-ce que les pin’s Time’s up ont eu l’impact que vous espériez ? », demande encore Bennet. En réponse, l’actrice, qui est l’une des fondatrices du mouvement hollywoodien contre le harcèlement sexuel, lui colle un pin’s sur le front et le balance par la fenêtre.

« Embrasse Jar Jar Bing sur ses 17 b**es »

Comme en 2006, le rap a été écrit par Andy Samberg et ses compères de Lonely Island. La meilleure punchline ? Quand Natalie Portman répond aux insinuations sur son mari, le danseur et chorégraphe français Benjamin Millepied : « Mon homme danse mais c’est pas une ballerine/Il remue ses doigts de pied mais il a bonne b**e / Il est monté comme un burrito. » On trouve également une référence bien sentie au défi crétin qui consiste à croquer des dosettes de lessive liquide : « Des pods Tide, c’est le seul truc que je mange. / Je black out et je tripe comme dans Black Swan. »

Le sketch n’aurait pas été complet sans aborder Star Wars. « Vous avez vu les derniers films ? Ils sont vachement mieux que… » « Que quoi ? Dis du mal de la préquelle, bitch », interrompt l’actrice sous les traits de la reine Amidala. « Dis un truc gentil sur Jar Jar Binks et embrasse-le sur ses 17 b**tes. » Ça nettoie les oreilles.

>> Pour ceux qui l’avaient raté, le rap de 2006