César 2018: «Santa et Cie», Marion Cotillard, Johnny... Notre palmarès des «oubliés» des nominations

CINEMA Alors que la liste des films nommés aux César 2018 a été révélée ce mercredi, on pouvait regretter certaines absences...

Fabien Randanne

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Marion Cotillard dans «Rock'n'roll».
Marion Cotillard dans «Rock'n'roll». — Jean Claude LOTHER / LES PRODUCTIONS DU TRESOR – PATHE PRODUCTION – M6 FILMS – APPALOOSA CINEMA – CANEO FILMS

120 Battements par minute, Au revoir là-haut, Le Sens de la fête, Barbara et Petit Paysan ont fait le plein de nominations pour les César 2018. Mais, c’est le jeu, la liste dévoilée ce mercredi, avait « oublié » certains films et talents qui auraient mérité d’être honorés, ne serait-ce que d’une citation.

20 Minutes répare ça et vous livre son palmarès des « snobés »…

Et le César va à…
 

  • César du meilleur film

Problemos. Raid Dingue, Alibi.com et Epouse-moi mon pote ont beau trôner dans les hauteurs du box-office de 2017, la meilleure comédie française de l’an passé est sans doute celle qu’a réalisée Eric Judor. Cette histoire de zadistes découvrant qu’ils sont les seuls survivants d’une pandémie vire à la farce bien sentie sur les hypocrisies humaines.

  • César de la meilleure réalisation

Alain Chabat (Santa et Cie). En décembre, l’ex-Nuls nous a fait un beau cadeau en signant un film de Noël à la française. Un conte qui marie humour absurde et imagerie du merveilleux avec générosité.

  • César du meilleur acteur

Vincent Lindon (Rodin). Vincent Lindon étant sans doute le meilleur acteur français en exercice, on aurait envie de le nommer tous les ans, quel que soit le rôle (un peu comme le font les Américains aux oscars avec Meryl Streep).

  • César de la meilleure actrice

Sara Forestier (Primaire). Dans ce film d’Hélène Angel, sorti assez discrètement en janvier 2017, Sara Forestier incarne une institutrice qui se démène pour un de ses élèves tout en se retrouvant en pleine crise de vocation. Comme souvent, le naturel de l’actrice fait des merveilles.

  • César du meilleur acteur dans un second rôle

Johnny Hallyday (Chacun sa vie). Dans ce film de Claude Lelouch où Liane Foly incarne une certaine Nini Jazzy (ce qui est en soi tout un programme), Johnny Hallyday trouvait l’un de ses derniers rôles au cinéma. Il y jouait un sosie de lui-même. *merci de ne pas applaudir*

  • César de la meilleure actrice dans un second rôle

Marion Cotillard (Rock’n Roll). Guillaume Canet a eu droit à sa nomination en meilleur acteur pour ce film qu’il a réalisé, dans lequel il joue à peu près son propre rôle, et qui le voit littéralement se transformer en monstre. Si les avis sur le film sont divisés, certains voyant un grand n’importe quoi là où d’autres perçoivent de l’audace, Marion Cotillard fait presque l’unanimité. Elle brille par son autodérision, notamment quand elle décide de ne plus s’exprimer qu’avec l’accent québécois pour se préparer au tournage du nouveau Xavier Dolan.

  • César du meilleur espoir féminin

Sveva Alviti (Dalida). Pour son premier grand rôle à l’écran, l’actrice italienne était une Dalida bluffante. Elle « endosse ce rôle comme si elle jouait sa vie et devient une star en deux heures de film », écrivait Première. Pour 20 Minutes aussi, elle fit l’effet d’une vraie révélation qu’on espère bien revoir sur grand écran.

  • César du meilleur espoir masculin

Redouane Harjane (M). Le premier film de Sara Forestier est parfois bancal, mais son acteur Redouane Harjane est sa solide colonne vertébrale. Il incarne Mo, un mauvais garçon qui ne sait pas lire, et lui apporte épaisseur et sensibilité, notamment en se distinguant lors d’un monologue bouleversant.

  • César du meilleur documentaire

Et les mistrals gagnant. Anne-Dauphine Julliand a suivi pendant plusieurs mois des enfants atteints d’une grave maladie. On les découvre dans leur quotidien, entre moments de jeux et instants réservés aux soins. On ressort de la salle émus et regonflés par cette leçon de sagesse et d’optimisme que nous donnent ces petits.

  • César du meilleur premier film

Embrasse-moi ! Océanerosemarie a réalisé la première comédie romantique lesbienne française. Elle reste fidèle à la trame de ce genre très codifié sauf que l’héroïne qu’elle incarne a le cœur qui bat pour une autre femme et que les homos n’y sont pas présentés comme des bêtes curieuses dont le scénario passerait le temps à se moquer.

  • César du meilleur film étranger

The Lost City of Z. Snobé aux Oscars comme il en a l’habitude, James Gray aurait pu être célébré en France qui a toujours su saluer et apprécier son talent. Son dernier film, récit d’une obsession, inspiré d’une histoire vraie, mêlait introspection et romanesque pour un résultat captivant.