Attentat déjoué du Thalys en 2015: Les héros ont présenté le film dans lequel ils jouent leur propre rôle

CINEMA Les trois touristes américains, qui avaient désarmé un terroriste dans le Thalys en 2015, sont venus présenter le film de Clint Eastwood qui retrace leur intervention…

G.D. avec AFP
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Alek Skarlatos, l'un des trois Américains qui a aidé à arrêter un attentat terroriste en août 2015 dans le Thalys, embrasse un compatriote qui était passager, le 29 janvier 2018, lors d'une rencontre autour du film «Le 15h17 pour Paris», réalisé par Clint Eastwood.
Alek Skarlatos, l'un des trois Américains qui a aidé à arrêter un attentat terroriste en août 2015 dans le Thalys, embrasse un compatriote qui était passager, le 29 janvier 2018, lors d'une rencontre autour du film «Le 15h17 pour Paris», réalisé par Clint Eastwood. — L. Bonaventure / AFP

Les retrouvailles entre les passagers du train et leurs sauveurs. La production du film de Clint Eastwood sur l'attentat manqué contre un train Thalys en 2015 a organisé, lundi, à Paris, une projection privée avec les vrais protagonistes.

Un djihadiste désarmé

Le 15h17 pour Paris, qui sort le 7 février en France, raconte comment trois touristes américains avaient désarmé un djihadiste marocain, Ayoub El Khazzani, armé d’une kalachnikov, dans un Thalys qui allait d’Amsterdam à Paris. Le train avait été stoppé en gare d’Arras après l’intervention des trois passagers.

Clint Eastwood a tenté le pari de faire jouer leur propre rôle à ces trois « héros », Spencer Stone, Alek Skarlatos et Anthony Sadler. « J’espère que vous aimerez le film. Nous l’avons juste voulu exact », a dit Alek Skarlatos aux premiers intervenants ce jour-là, venus voir le film à Paris, lundi soir.

Comédiens dans leur propre rôle

Le réalisateur a aussi engagé des personnels de santé et des pompiers du Pas-de-Calais qui ont répondu à l’alerte donnée alors que le Thalys Amsterdam-Paris était dérouté vers la gare d’Arras.

« J’ai repris mon rôle d’infirmière (…) C’est totalement différent, on a des gestes qui ne sont pas pareils. J’ai envie de dire : c’est moins naturel », a expliqué à l’AFP Nathalie Capron, infirmière au SMUR à Arras.