VIDEO. Angoulême: Comment Cosey s'est mis à dessiner Mickey

BD Le suisse Cosey, Grand Prix 2017 du festival d'Angoulême, dévoile en vidéo ses secrets de dessinateur. Aujourd'hui, il s'empare de la souris de Disney...

Olivier Mimran

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Cosey, Grand Prix d'Angoulême 2017
Cosey, Grand Prix d'Angoulême 2017 — © O. Mimran

Après nous avoir révélés comment il dessinait son « double de papier », puis une jeune femme et enfin des symboles tibétains, le futur ex-Grand prix du Festival international de la BD d'Angoulême 2017 (qui en préside actuellement la 45e édition et vient d’être « détrôné » par l’américain Richard Corben) revient sur « l’une des expériences artistiques les plus réjouissantes » de sa carrière : son appropriation de Mickey, le personnage de Disney qui a bercé son enfance et dont il a réalisé une aventure inédite, Une mystérieuse mélodie, en 2016.

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« Un rêve de gosse »

Lorsque les éditions Glénat lui ont proposé de rallier, en compagnie d’autres grands auteurs français ( Régis Loisel, Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas, Tebo etc.), la collection «  Une aventure de Mickey par... », Cosey a vu « un rêve de gosse » se réaliser. « J’ai enfin eu l’opportunité de réaliser ce que j’avais toujours fantasmé ! »

Mais une fois l’euphorie passée, il a fallu se mettre au travail et malgré son expérience, le Suisse a compris que si dessiner la tête de Mickey avait l’air d’une simplicité confondante… il n’en était rien en réalité : « Je croyais qu’il me suffirait de croiser quelques cercles et que l’affaire serait entendue ; mais la simplicité est si exigeante que la moindre erreur de dessin saute aux yeux »

Il en aurait toutefois fallu plus pour décourager le créateur de la série Jonathan, qui a pris « un immense plaisir » à animer la souris la plus célèbre du monde. Même si celle-ci se tient debout comme un être humain. « L’anthropomorphisme n’est pas un problème. Je dessine Mickey tel qu’il existe depuis 1928, sans me préoccuper de déterminer s’il est plus humain ou animal. Comme pour du dessin d’observation, il est préférable d’oublier ce que l’on sait pour mieux voir son sujet. »
 

« Une mystérieuse mélodie », de Cosey – éditions Glénat, 17 euros