«Dragon Ball FighterZ»: C'est bon, c'est sûr, c'est le meilleur jeu «DBZ» de tous les temps?

JEU VIDEO C'est l'événement jeu vidéo de ce début d'année 2018, et peut-être l'attente de toute une vie (oui au moins) pour les fans de «Dragon Ball» et de versus fighting...

V. J.

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«Dragon Ball FighterZ», le jeu surprise (et définitif?) de la saga culte
«Dragon Ball FighterZ», le jeu surprise (et définitif?) de la saga culte — Bandai Namco

Après s'être pris des roustes toute la journée de vendredi, il est temps de poser la LA question : alors, Kaméhaméha ou pas Kaméhaméha ? Autrement dit :  Dragon Ball FighterZ est-il bien le meilleur jeu Dragon Ball de tous les temps, comme l’attendent et le fantasment les fans du dessin animé époque Club Do et les joueurs nostalgiques de Dragon Ball Z : Super Butoden sur Super Nintendo ? Éléments de réponses, manette en main, avec la productrice du jeu Tomoko Hiroki.

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Le graphisme

Dès les premières images révélées à l’E3, les fans ont écarquillé les yeux. Étaient-ils devant une bande-annonce, une cinématique, le jeu lui-même… les trois à la fois ? Avec son graphisme en cell shading et en 2.5D, le jeu ne rend pas seulement hommage à la série culte, mais reprend son animation à l’identique. Et même plus. « Visuellement, nous avons vraiment cherché à reproduire l'"image de l’animé" que les fans et joueurs avaient en tête, confirme Tomoko Hiroki. Car si nous avions simplement refait l’animé tel qu’il était à l’époque, je suis sûr qu’ils l’auraient trouvé un peu vieillot, un peu old school. »

Si le rendu est déjà convaincant en versus, en face-à-face, il devient bluffant lors d’une attaque spéciale ou d’un combo final, des moments qui recréent au plan près des scènes cultes de l’animé et qui, surtout, s’intègrent parfaitement au combat, au jeu. Manque plus que la bande originale pour que l’expérience nostalgique soit totale, et devinez quoi ? Namco Bandai a déjà prévu un pack musique en DLC pour mars, avec les compositions de Shunsuke Kikuchi et les voix des commentateurs. Et les voix françaises, non ?

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Les personnages

« Pour les mouvements et les coups de chaque personnage, nous nous sommes inspirés autant de l’animé que du manga », explique la productrice. Le casting de base propose 24 personnages jouables, des personnages issus des grands arcs de la saga, et même de la dernière itération animée Dragon Ball Super avec Black Goku, Hit, Whis et Beerus. Si l’on retrouve bien sûr toute la famille des Saiyans (Goku, Gohan, Gotenks, Vegeta, Trunks…), les développeurs d’ArcSystem Works ont pris le soin de leur donner assez d’attaques différentes et personnelles pour éviter un effet Ken/Ryu.

Seule petite frustration, impossible de se transformer au cours d’une partie, de passer en Super Guerrier avec les cheveux dorés ou en Super Saiyan God avec les cheveux bleus. Ces modes seront disponibles comme autant de nouveaux personnages, et donc de DLC. Les petits malins.

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Les combats

Le meilleur des mondes, et des Dragon Balls, semble avoir été la ligne directrice de Dragon Ball FighterZ, tant le jeu emprunte à droite à gauche, aux anciens jeux DBZ tels qu’Hyper Dimension ou les Budokai, aux jeux Guilty Gear et BlazBlue qui ont fait la gloire du studio ArcSystem Works, et même à Street Fighter pour sa facilité d’accès : il suffit d’appuyer comme un malade sur le même bouton ou d’enchaîner les quarts de croix pour déchaîner les enfers et les Kaméhaméha sur son adversaire.

« Nous avons étudié beaucoup de jeux de combat, raconte Tomoko Hiroki, afin de créer un jeu qui soit à la fois un vrai jeu de versus fighting et un hommage à toutes les oeuvres Dragon Ball. La preuve, nous avons même repris certaines attaques d’anciens jeux DBZ. » Le résultat à l’écran est dantesque, et très fun, même si très vite la maîtrise des combos et la stratégie du 3 vs 3 donne au jeu une profondeur qui lui ouvre grand les portes du e-sport : « Ce n’était pas notre objectif premier, nous voulions avant tout convertir les fans de Dragon Ball à la folie des jeux de combat, mais nous y avons pensé, et nous avons poussé dans cette direction ».

L’histoire

Si l’histoire est souvent prétexte dans un jeu de combat, elle ne l’est pas chez Dragon Ball. À l’instar des récents films et de la série Dragon Ball Super, Akira Toriyama est sorti de sa retraite pour concocter une intrigue originale pour le mode solo. Goku et ses amis doivent ici faire face à un nouvel androïde et ennemi, C21, et son armée de super clones. Malheureusement, la seule originalité vient de son découpage en arcs et son changement de points de vue, car le tout reste très répétitif et peu gratifiant. Le fan préférera sans hésitation rejouer les combats contre Freezer, Cell et Buu à deux ou en ligne.