VIDEO. Le chef cuisinier Paul Bocuse est mort à l'âge de 91 ans

DISPARITION Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a confirmé l'information sur Twitter...

L.B. avec AFP

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Paul Bocuse dans son restaurant de Collonge aux Monts d'Or, le 20 septembre 2015. Lancer le diaporama

Paul Bocuse dans son restaurant de Collonge aux Monts d'Or, le 20 septembre 2015. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Paul Bocuse, le « pape » de la gastronomie française et élu « cuisinier du siècle » en 1989, s’est éteint ce samedi à 91 ans dans sa célèbre auberge de Collonges-au-Mont-d’Or, près de la capitale des Gaules, selon un chef cuisinier lyonnais proche de la famille. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, ancien maire de Lyon, a confirmé l’information sur Twitter.

« Monsieur Paul, c’était la France. Simplicité & générosité. Excellence & art de vivre. Le pape des gastronomes nous quitte. Puissent nos chefs, à Lyon, comme aux quatre coins du monde, longtemps cultiver les fruits de sa passion », a écrit Gérard Collomb sur le réseau social.

 

« Parti paisiblement » lors de sa sieste matinale

Raymonde Bocuse, l’épouse du défunt, leur fille Françoise Bocuse-Bernachon et Jérôme Bocuse, fils de Paul né d’une autre union, ont fait part de leur « peine immense » dans un sobre communiqué. « Notre "capitaine" s’est éteint ce 20 janvier à 10h à l’aube de ses 92 ans. Bien plus qu’un père et un époux, c’est un homme de coeur, un père spirituel, une figure emblématique de la gastronomie mondiale et un porte-drapeau tricolore qui s’en est allé », ont-ils dit.

Selon une source proche, Paul Bocuse, qui souffrait depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson, « est parti paisiblement » lors de sa sieste matinale dans l’auberge. C’est dans cette commune lovée dans une boucle de la Saône, près de Lyon, qu’il était né le 11 février 1926 dans une lignée de cuisiniers remontant à 1765.

Dans cet établissement pimpant, toujours bondé, qui détient trois étoiles au Guide Michelin, rien ne laissait soupçonner le décès, le personnel restant souriant, appliquant une maxime du chef : « Recevoir quelqu’un, c’est se charger de son bonheur ».

« Un jour de deuil national pour la gastronomie »

Le patron du guide Gault & Millau, Côme de Chérisey, a salué « le grand homme mais surtout celui avec qui Henri Gault et Christian Millau ont lancé la Nouvelle cuisine. Il a été à l’origine de ce big bang dans la gastronomie française et mondiale ». « C’est un jour de deuil national pour la gastronomie », a résumé le chef Marc Veyrat, en hommage à un « visionnaire » attaché à la transmission (vocation de la fondation éponyme créée en 2004), à un « homme de la terre qui magnifiait le produit » mais était « contre une cuisine trop moderne ».

Bocuse, cela restera la soupe aux truffes noires VGE Valéry Giscard d’Estaing (imaginée pour sa remise de Légion d’honneur à l’Elysée en 1975) ; le loup en croûte feuilletée sauce Choron ; la volaille de Bresse en vessie « Mère Fillioux » de porc, gonflée comme un ballon de football, tribut au passage chez la mère Brazier.