Prenons la Une devient une asso pour lutter contre le harcèlement dans les médias

HARCELEMENT Prenons la Une se constitue en association afin d’accompagner dans leurs démarches juridiques les victimes de harcèlement ou d’agressions sexuelles...

L.Be. avec AFP
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Les femmes toujours peu visibles dans la presse en 2017
Les femmes toujours peu visibles dans la presse en 2017 — Remy de la Mauviniere/AP/SIPA

Le collectif de femmes journalistes Prenons la Une, créé en 2014 pour défendre une meilleure représentation des femmes dans les médias, a annoncé mercredi qu’il allait se constituer en association, afin d’accompagner dans leurs démarches juridiques les victimes de harcèlement ou d’agressions sexuelles. Ce changement de statut devrait être approuvé lors d’une assemblée générale le 23 janvier.

Accompagner les journalistes victimes de harcèlement

« D’une organisation informelle de journalistes, Prenons La Une deviendra dès lors une personne morale, ce qui lui permettra notamment d’accompagner dans leurs démarches juridiques les femmes journalistes victimes d’agressions sexuelles ou de harcèlement dans les rédactions », a expliqué le collectif dans un communiqué.

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Plusieurs affaires de harcèlement ou d’agressions sexuelles ont éclaté dans les médias français ces derniers mois, dans le sillage des révélations entraînées par le  scandale Weinstein. Mais jusqu’ici, n’étant qu’une structure informelle, le collectif ne pouvait pas prendre part aux démarches des journalistes qui souhaitent dénoncer des faits de harcèlement dans leur rédaction, comme ont pu le faire des syndicats de journalistes.

Prenons la Une a décidé de se constituer en association

« Interpellé à plusieurs reprises par des consœurs, Prenons la Une a décidé de se constituer en association pour pouvoir accompagner et conseiller ces femmes dans des démarches juridiques souvent usantes et décourageantes, et pour pallier l’absence criante de structures dédiées », explique donc l’organisation.

L’association « sera constituée d’une large base de journalistes adhérentes et sympathisantes, pour la plupart signataires de l’appel lancé par Prenons la Une en 2014 », et « d’un conseil d’administration composé d’une quinzaine de journalistes qui se saisiront sur des questions précises (LGBT, juridiques, intersectionnelles, cyberharcèlement…) », ajoute Prenons la Une.