VIDEO. Pourquoi le Grand prix d'Angoulême «nourrit ses récits» de symboles bouddhiques

BD Le Suisse Cosey, Grand Prix du festival d’Angoulême, dévoile, en vidéo pour « 20Minutes », ses secrets de dessinateur…

Olivier Mimran

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Cosey, Grand Prix d'Angoulême 2017
Cosey, Grand Prix d'Angoulême 2017 — © O. Mimran

Après nous avoir révélés comment il dessinait son « double de papier », puis une jeune tibétaine, le Grand prix du festival international de la BD d'Angoulême 2017 (qui en présidera donc l' édition 2018, du 25 au 28 janvier) se penche sur une composante discrète - mais fondamentale - de son œuvre : les éléments décoratifs, dont il affirme « qu’ils nourrissent » littéralement ses histoires.

 

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« Impensable de ne pas reproduire ces symboles »

C’est surtout vrai dans la série Jonathan, l’oeuvre-maîtresse de Cosey dont l’essentiel des aventures se déroule dans des régions proches de l’Himalaya. Là-bas, les symboles bouddhiques « font partie intégrante de la culture locale, notamment tibétaine, confie Cosey à 20 Minutes. Il font tellement partie de la vie quotidienne qu’il aurait été impensable de ne pas les reproduire dans la série ».

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À l’invitation de 20 Minutes, Cosey en a dessiné deux au crayon et à l’aquarelle : une conque « dextrogyre » ou « Panchajanya », qui représente la voix du Bouddah et son enseignement ; et un « nœud sans fin », qui figure, lui, l’esprit du Bouddah et l’interdépendance de toutes choses. « Même si elles sont relativement simples, j’aime dessiner leurs formes, souvent abstraites pour nos yeux occidentaux ».