Les 10 albums qui peuvent prétendre au fauve d'Or du festival d'Angoulême 2018
Les 10 albums qui peuvent prétendre au fauve d'Or du festival d'Angoulême 2018 — © Auteurs et éditeurs cités

BD

Festival d'Angoulême: Il ne reste plus que dix albums en lice pour le Fauve d’or

Le Festival international de la BD a dévoilé ce mardi une short-list de dix ouvrages susceptibles d'être sacrés « meilleur album de l'année 2017 »...

S’ils étaient encore 45 ce mardi matin à espérer décrocher le Fauve d’Or, la statuette créée par Lewis Trondheim, ils ne sont désormais plus que deux poignées de prétendants à la récompense ultime du  Festival International de la bande dessinée d'Angoulême.

Les organisateurs de la manifestation, dont la prochaine édition se tiendra du 25 au 28 janvier, viennent en effet de dévoiler les 10 derniers ouvrages encore en lice :

« Alors que j’essayais d’être quelqu’un de bien » d’Ulli Lust (Éditions Ça & Là)

© U. Lust & éd. Çà & Là 2017

Dans le prolongement de Trop n’est pas assez, Ulli Lust, lauréate du Fauve Révélation en 2011, se remet en scène cinq ans plus tard à Vienne avec la même sincérité de ton. Brossée par un trait noir et souple qui s’épanouit dans la volupté d’une bichromie rose, la confession intime de cette artiste en quête d’elle-même chante un hymne à l’émancipation.
 

« Ces jours qui disparaissent » de Timothé Le Boucher (Éditions Glénat)

© T. Le Boucher & éd. Glénat 2017

Timothé Le Boucher signe un thriller psychologique captivant dans un style précis inspiré du manga. Il réussit un tour de force narratif, subvertissant l’histoire de science-fiction classique du double identitaire par la mise en scène d’un personnage en lutte, lancé dans une course désespérée à la reconquête de lui-même, à la recherche du temps perdu.
 

« Dans la combi de Thomas Pesquet » de Marion Montaigne (Éditions Dargaud)

© M. Montaigne & éd. Dargaud 2017

Marion Montaigne s’est fait connaître il y a près de 10 ans à travers le blog Tu mourras moins bête… mais tu mourras quand même !, décliné en livres et adapté en série animée sur Arte. Avec le même humour ravageur et le plaisir d’expliquer, ce reportage retrace la trajectoire de Thomas Pesquet, le célèbre astronaute français envoyé récemment dans la Station spatiale internationale.

Marion Montaigne dessinera, depuis la rédaction de 20 Minutes et en direct via Facebook live, le lundi 15 janvier à 14h !
 

« Emma G Wildford » de Zidrou & Edith (Éditions Soleil)

© Zidrou, Edith & éd. Soleil 2017

Poétesse anglaise du début du XXe siècle, Emma G. Wildford décide de partir à la recherche de son mari disparu depuis plus d’un an en Scandinavie. entre l’Angleterre et la Laponie, la palette de la dessinatrice se libère à mesure que s’émancipe son héroïne… Un décor d’aventures aux couleurs surannées s’échappe de cet album soigné comme un objet d’époque.
 

« Hip Hop Family Tree, tome 3 (1983-84) » d' Ed Piskor (Éditions Papa Guedé)

© E. Piskor & éd. Papa Guedé 2017

Ce troisième volet de l’histoire du mouvement hip-hop s’intéresse aux années 1983 – 1984, qui voient éclore une nouvelle génération d’artistes comme Run-D.M.C., LL Cool J ou Public enemy. Du rap au graffiti, la saga d’Ed Piskor, distinguée par un prestigieux Eisner Award, fait revivre les origines d’une culture urbaine marginale devenue langage universel.
 

« L’inconnu » d’Anna Sommer (Éditions Les Cahiers Dessinés)

© A. Sommer & éd. Les Cahiers Dessinés 2017

Le jour où Hélène découvre un bébé dans la cabine d’essayage de sa boutique, elle décide de le garder sans en parler à personne… Derrière son trait épuré d’une lisibilité parfaite et d’apparence inoffensive, Anna Sommer cache une redoutable capacité à disséquer les sentiments, à traquer le malaise et à pointer les névroses contemporaines.
 

« Istrati ! tome 1. Le vagabond »

de Golo (Éditions Actes Sud BD)

© Golo & éd. Actes Sud BD 2017

Grand voyageur et amoureux des livres, l’écrivain roumain Panaït Istrati (1884 – 1935) ne pouvait que séduire cet autre citoyen du monde qu’est Golo. L’auteur réalise une biographie dessinée d’une belle densité, nourrie par un dessin foisonnant et portée par la même passion pour la littérature, la liberté et l’aventure.
 

« Megs, Mogg & Owl, Happy Fucking Birthday » de Simon Hanselmann (Éditions Misma)

© S. Henselmann & éd. Misma 2017

Difficile d’imaginer personnages plus déjantés que ceux de Simon Hanselmann ! La structure classique des planches et le dessin d’une grande simplicité apparente ne dissimulent pas la dimension « trash » de cette série inspirée par une enfance difficile, qui permet à son auteur de dépasser des traumatismes personnels tout en provoquant le rire doux-amer du lecteur.
 

« La saga de Grimr » de Jérémie Moreau (Éditions Delcourt)

© J. Moreau & éd. Delcourt 2017

Dans l’Islande du XVIIIe siècle, exploitée par le Danemark et confrontée à la misère provoquée par une succession de catastrophes naturelles, un jeune orphelin, Grimr, doit prouver sa valeur. Dessinateur du Singe de Hartlepool et auteur de Max Winson, Jérémie Moreau signe un conte épique dans la lignée des grandes sagas islandaises.
 

« La terre des fils » de Gipi (Éditions Futuropolis)

© Gipi & éd. Futuropolis 2017

Sur une terre à l’abandon où la violence impose sa loi, un père survit avec ses fils. Chaque soir, il écrit dans un carnet des mots que ses enfants, illettrés, ne peuvent comprendre. Une réflexion sur la transmission, le langage et l’amour, qui marque une nouvelle étape pour Gipi, Prix du meilleur album en 2006 avec Notes pour une histoire de guerre.
 

Verdict attendu samedi 27 janvier

La cérémonie des Fauves se déroulera à partir de 19 heures et la récompense ultime, le Fauve d'or, sera décernée par un jury composé de :

  • Guillaume Bouzard, auteur, président du jury
  • Clara Dupont-Monod, journaliste et écrivaine
  • Camille Jourdy, autrice
  • Bruno Podalydès, acteur, réalisateur et scénariste
  • Peggy Poirrier, libraire
  • Marco Prince, compositeur et chanteur
  • Lucie Servin, historienne et journaliste