VIDEO. Dolby Vision, Atmos, Will Smith... «Bright», le cinéma à la maison selon Netflix

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L'image et le son atteignent des niveaux épatants mais l'expérience se paie encore au prix fort...
Le film «Bight», avec Will Smith, disponible le 22 décembre 2017 sur Netflix.
Le film «Bight», avec Will Smith, disponible le 22 décembre 2017 sur Netflix.
pberry

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Pour la projection hollywoodienne de Bright, Netflix n’avait pas donné rendez-vous aux journalistes au Chinese Theatre. C’est confortablement installés sur un canapé de son nouvel immeuble, sur Sunset Boulevard, que nous avons découvert sa dernière production, un blockbuster à 90 millions de dollars avec Will Smith, lancé dans 190 pays ce vendredi. Avec les contrastes dynamiques de Dolby Vision et le son spatialisé Dolby Atmos, le réalisateur David Ayer (End of Watch, Suicide Squad) a voulu « immerger le spectateur dans un monde fantastique ultra-réaliste », pour une expérience rivalisant avec celle d’une salle de cinéma. Pari réussi, à condition d’y mettre le prix.

Si vous venez d’acheter un téléviseur 4K/Ultra HD pour les fêtes, il est sans doute compatible HDR (high dynamic range). Ces contrastes dynamiques « offrent une nouvelle palette créative » au réalisateur, explique Jimmy Fusil, responsable de l’ingénierie des productions Netflix. Traduction : les contrastes et les couleurs en mettent plein les yeux, notamment les détails dans les scènes de nuit, quand Will Smith et son coéquipier flic/orc se battent avec des méchants elfes pour contrôler une lampe magique – ne cherchez pas, le film est un bon guilty pleasure, à regarder se goinfrant de pop-corn dégoulinant de beurre salé.

Comparaison entre l'image classique et HDR.
Comparaison entre l'image classique et HDR.

2.000 euros pour s’équiper

Pour l’instant, c’est la guerre entre le HDR 10, un format ouvert et gratuit très répandu, et Dolby Vision, une alternative propriétaire qui offre un spectre de couleurs plus important et surtout un dynamisme adapté à chaque scène et pas à l’ensemble du film. Heureusement, Netflix et Amazon supportent les deux et laissent le choix aux constructeurs et au consommateur. Le problème, c’est qu’il n’existe qu’une vingtaine de modèles proposant le format de Dolby. Il faut dépenser au minimum 800 euros pour une télé LED 4K compatible, et 2.000 euros pour les noirs inégalés de l’Oled (voir encadré). Et posséder une connexion Internet d’au moins 25 Mb/s pour du streaming en 4K HDR.

Côté son, au lieu de noyer le spectateur avec le déluge classique du surround, le Dolby Atmos le transporte au milieu de la scène, avec une meilleure spatialisation 3D qui tire profit de la verticalité. On distingue mieux les sons individuels : les balles volent et les nuques craquent. Compter 800 euros pour une barre de son Atmos d’entrée de gamme et 1.500 euros pour un véritable home theater. Ça fait un paquet de places de cinéma.

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