«Smashing Pumpkins n'a pas tué la Route du rock»

INTERVIEW François Floret, organisateur du festival malouin «La Route du Rock»...

Recueilli par Nadia Daam

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François Floret organisateur du fesitval «La Route du Rock» à Saint-Malo revient sur lss difficultés financières du projet, qui l'ont conduit à faire un appel aux dons du public.


Le message que vous avez publié sur l'appel aux dons est assez inquiet. Quelle est la situation des finances du festival? La Route du rock est-elle moribonde?


Pas du tout. Même si l'édition 2007 a enregistré une excellente fréquentation (24.000 personnes) et que la version hivernale du festival a été une vraie bonne surprise, nous vivons effectivement une mauvaise passe car nous sommes plombés par un passif de 200.000 euros. En revanche, contrairement a ce qui a été écrit un peu partout, Smashing Pumpkins n'a pas tué la Route du rock! (Programmé en 2007, le groupe avait négocié un cachet de plus de 120.000 euros, ndlr) Il s'agit simplement de problème de gestion.

Comment envisagez-vous l'édition 2008?

D'abord, il y a eu la collection hiver de février qui a redonné du dynamisme, notamment financier, à l'organisation. Ça n'a été que du bonheur. Pour cet été, nous allons évidemment devoir être très vigilant sur nos contraintes financières, mais, nous ne rognerons pas sur le budget artistique, qui n'est d'ailleurs pas très conséquent. Comme tout le monde, nous subissons l'inflation sur les cachets des artistes.

Correctif: Contrairement à ce que nous avons publié hier, Céline Dion se produira le lendemain du concert de Radiohead, hors du cadre du «Main Square Festival d'Arras», et ne partagera donc pas l'affiche avec le groupe anglais. Veuillez nous excuser pour cette information erronnée que certains auront corrigé d'eux-même.

Quel est le fonctionnement économique de la Route du Rock? Et quelle est l'attitude de vos partenaires public?

70% du financement provient de la billetterie, 20% des subventions et 10% des partenariats. Nous avons de très bons rapports avec les élus, qui nous ont d'ailleurs renouvelé leur confiance. Ils savent que le projet est sain et viable et ne nous lâcheront pas. Le maire de Saint-Malo pense que la situation devrait s'épurer d'ici trois ans. En attendant, les aides ne baisseront pas, et nous pouvons continuer à compter sur leur appui.

Comment est venue l'idée d'avoir recours aux contributions du public?


Au cours d'une table ronde, les partenaires publics nous ont suggéré l'appel au don. J'y ai d'abord été complètement opposé car j'estimais que le public payait déjà pour assister au concert et n'avait pas à remettre la main au porte-monnaie. Et je craignais que l'image d'un festival quémandeur ne nous porte préjudice. Je m'y suis finalement décidé parce qu'il faut exploiter toutes les pistes. Nous avons recueilli 2.000 euros pour l'instant, dont un chèque de 750 euros d'un Mulhousien.