PHOTOS. Lyon: Nos Cinq coups de cœur de la Fête des Lumières

RETIENS LA (DERNIÈRE) NUIT Dernier soir pour profiter de la Fête des Lumières de Lyon. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de vous y rendre, c'est le moment où jamais...

Caroline Girardon

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La place Bellecour a été transformée en jardin de lumières géant, dans lequel on a adoré se perdre pendant la Fête des Lumières. Lancer le diaporama
La place Bellecour a été transformée en jardin de lumières géant, dans lequel on a adoré se perdre pendant la Fête des Lumières. — C. Girardon / 20 Minutes
  • La Fête des Lumières de Lyon se termine ce dimanche soir.
  • L'occasion de vous livrer nos cinq coups de coeur pour cette année.

Retenez la nuit. La dernière avant l’hiver prochain. La fête des Lumières de Lyon se termine ce dimanche soir. C’est l’occasion de déambuler encore une dernière fois dans les rues de la ville pour admirer les spectacles hauts en couleur proposés cette année. Les touristes ayant déserté la ville, voici un ultime soir pour braver le froid et le vent et profiter des installations. En attendant que les lumières ne s’allument à 19h, la rédaction de 20 Minutes vous liste ses coups de cœur.

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Bellecour, une promenade bucolique et inédite. Il faut bien l’avouer : chaque année, on avait cette impression récurrente que la place Bellecour était décidément bien difficile à habiller pendant la Fête des lumières. Les idées étaient là, l’enchantement souvent au rendez-vous. Mais il manquait ce petit quelque chose, capable de révéler toute la majestuosité des lieux. Cette fois, le pari est totalement gagné.

L’équipe de Tilt a eu la brillante idée d’utiliser presque toute la place (ce qui manquait cruellement jusque-là) en faisant pousser un jardin extraordinaire et en érigeant au milieu, à deux pas de la statue, un arbre à papillons. Promenons-nous, installation bucolique, invite les badauds à faire une halte reposante au milieu de ces immenses tiges ou bouquets de fleurs. Le petit plus qui fait la différence : où que vous soyez, dès que vous tournez la tête, vous arriverez toujours à saisir un point de vue éblouissant.

Chevauchée fantastique à Fourvière. Rarement utilisé, l’amphithéâtre de Fourvière est la (très) bonne surprise de cette année. Damien Fontaine, qui s’était illustré en contant l’histoire des bâtisseurs sur la cathédrale Saint-Jean en 2009, puis celle des Chrysalides en 2012, le même qui avait fait vivre le Petit prince sur les façades des Terreaux en 2013, suscite à nouveau l’émerveillement.

Dans ce lieu chargé d’histoire, l’artiste s’inspire d’une légende Hindoue, racontant les pérégrinations d’un cheval magique qui s’échappe des voûtes étoilées. Les images galopent sur les gradins du théâtre tandis que de vrais chevaux, habillés de lumière, sont intégrés dans le récit.

Le charme opère rapidement, d’autant que le spectateur est plongé dans une ambiance envoûtante dès l’entrée sur le site. Avant d’accéder à l’amphithéâtre, il pourra admirer la mise en lumière du petit Odéon et regarder la fresque réalisée sur la pelouse en contrebas grâce aux lumignons. Simple mais une vraie réussite. Bonus : en sortant, arrêtez-vous sur la place des minimes pour profiter du rafraîchissant spectacle projeté sur la façade du collège Jean Moulin, qui met en scène Guignol.

Les Terreaux font leur cinéma. Toujours très attendu, le spectacle proposé sur la place des Terreaux a encore fait mouche. Nathanaëlle Picot a eu la géniale idée de transformer les lieux en immense salle de cinéma en plein air, avec pour écrans la façade du Musée des Beaux-Arts et celle de l’Hôtel de Ville (qui aurait pu être encore plus utilisée).

Un spectacle qui a du sens puisque, rappelons-le, le 7ème art est né à Lyon. On a suivi avec attendrissement les péripéties d’Enoha, petite fille espiègle, qui refuse de se coucher et de son chat malicieux, endossant tour à tour les costumes de James Bond ou de Calamity Jane. On dévore le spectacle et on se surprend à essayer de reconnaître les différentes musiques de film.

Place de la République : ouvrez la cage aux oiseaux. C’est l’endroit idéal pour faire une pause et s’immerger dans une ambiance poétique et apaisante. Les Pikooks, couple d’oiseaux, virevoltent tels des cerfs-volants au-dessus des roseaux, changeant de couleurs au gré des musiques, tout aussi reposantes. Simple mais efficace. Comme hypnotisé, on suit du regard les deux volatiles exécutant une danse nuptiale aérienne. On couve leur nid, niché au cœur du bassin de la République et on espère que les oisillons finiront par pointer le bout de leurs becs.

Saint-Jean, un classique. Pour être honnête, on s’est posé la question de mettre la cathédrale Saint-Jean dans notre classement car l’animation proposée nous a paru plus classique que ce que l’on a pu voir lors des précédentes éditions. Mais à bien y réfléchir, on s’est dit qu’on était devenu (un peu trop) exigeant au fil des années. Si les Lyonnais auront peut-être cette impression de déjà-vu, il faut bien reconnaître que les images projetées et les couleurs sont tout simplement magnifiques.

Pas très originale mais sacrément joli. D’autant que la musique happe rapidement les curieux et que les scènes s’enchaînent à un rythme soutenu. Il aurait été donc injuste que la cathédrale ne soit pas dans les coups de cœur de cette édition.