La mécanique du suspense pour l'arrivée du fameux Minotaure à Toulouse

EVENEMENT Il n’a pas de visage, juste une gigantesque réputation qui le précède. C’est officiel, le fameux Minotaure, créature mécanique géante créée par la compagnie La Machine marchera sur Toulouse « à l’automne 2018 »…

Helene Menal

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Le chaval-dragon nantais de la compagnie La Machine conçu dans le même esprit que le Minotaure toulousain.
Le chaval-dragon nantais de la compagnie La Machine conçu dans le même esprit que le Minotaure toulousain. — S. Salom-Gomis - Sipa

Il en va du Minotaure de Toulouse un peu que d’un nouvel iPhone ou d’un remaniement ministériel. On sait qu’il arrive, on l’attend plus longtemps que prévu, et ceux qui savent prennent un malin plaisir à en dire le moins possible. Mais le maire de la Ville rose, Jean-Luc Moudenc (LR), commence à lever le voile. Il annonce l’arrivée de la gigantesque créature mécanique de la compagnie La Machine dans les rues du centre-ville « pour l’automne 2018 », probablement fin octobre.

Un contrat à signer pour la Halle aux machines

Mais le Capitole fait aussi savoir que, d’ici là, rien ne filtrera sur ce débarquement hors normes et encore moins des images de la bête. Un suspense qui sera donc savamment entretenu durant toute une année à la fois par le créateur du Minotaure, François Delarozière, et les Toulousains.

Alors, que sait-on du monstre poétique ? Qu’il mesure quelque douze mètres de haut, pèse plus de quarante tonnes, qu’il bouge, court et peut transporter des courageux sur son dos. « Même pour les essais qui ont eu lieu il y a trois ans sur l’Ile de Nantes, le site était interdit au public », confie Francis Grass, l’adjoint à la Culture. Depuis, le Minotaure a été démonté, et « dort » patiemment dans des caisses. Beaucoup de caisses.

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Mais ce silence qui lie les deux parties n’est pas seulement artistique. Des discussions sont toujours en cours pour rédiger la délégation de service public qui régira non seulement la vie du Minotaure mais aussi les modalités de gestion de la Halle aux machines de Montaudran, le grand hangar, vide et neuf qu’on aperçoit de la rocade.

Le « contrat » sera mis aux votes le 14 décembre lors d’un conseil métropolitain. Les autres créatures mécaniques de La Machine pourront ensuite commencer à migrer vers ce lieu qui sera ouvert au public en décembre 2018 et animé en permanence.