«Star Wars Battlefront II»: Du côté obscur de la Force, jouer tu pourras

JEU VIDEO Jeu avant tout multijoueurs, «Star Wars Battlefront II» propose un mode histoire intéressant mais frustrant...

V. J.

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Passez du côté obscur avec Iden Versio, l'anti-héroïne de «Star Wars Battlefront II»
Passez du côté obscur avec Iden Versio, l'anti-héroïne de «Star Wars Battlefront II» — EA

Lorsqu’il sort à l’automne 2015,le premier Star Wars Battlefront n’a pas, ou plus, de mode histoire. L’éditeur EA a décidé de s’en passer en cours de développement, pour permettre au jeu de coller à l’actualité cinéma et à l’Episode VII, Le Réveil de la Force. Il faut dire que comme son titre l’indique, Battlefront est avant tout un jeu de tir multijoueurs. Sa suite, calée sur la sortie des Derniers Jedi, l’est aussi, avec à la clé une belle polémique sur son système de progression et de déblocage. Mais il a un scénario.

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Passer de l’autre côté

Si un jeu comme Le Pouvoir de la Force proposait déjà de choisir entre la lumière et l’obscurité à travers le destin d’un disciple de Dark Vador, Star Wars Battlefront II place d’emblée le joueur de l’autre côté, dans la peau d’Iden Versio, commandante de l’Empire et leader de l’Inferno Squad, prête à tout pour venger la mort de l’Empereur dans Le Retour du Jedi. Un parti pris original, et risqué en termes d’empathie. « Lorsque le joueur la rencontre, elle est prisonnière, fermée sur elle-même, elle ne donne rien à son interrogateur, répond Mitch Dyer, coscénariste en chef du jeu. Mais lorsqu’elle rejoint son escouade, elle s’ouvre, elle est plus humaine. »

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Une histoire de famille

Pour rendre appréciable, et donc jouable, une telle anti-héroïne, les développeurs ont misé sur son interprète Janina Gavankar, son look badass et l’ADN de la saga. « Chaque Star Wars est une histoire de famille, et c’est encore le cas ici, explique Mitch Dyer, qu’il s’agisse des relations tendues d’Iden avec son père l’Amiral Versio, ou avec ses frères et sœurs d’armes, la famille qu’elle s’est choisie. Elle verra ses valeurs, ses croyances tester tout au long de l’histoire. Tout n’est pas noir ou blanc. Dark Vador avait lui-même une part lumineuse, et Luke a un petit côté obscur, comme lorsqu’il tue un garde du palais de Jabba en utilisant la Force dans Le Retour du Jedi. »

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Un gigantesque puzzle

Luke Skywalker, que le joueur contrôle à un moment du jeu, mais le Luke de la trilogie originale pas de la nouvelle trilogie, trente ans plus tard, et dont le rôle a priori central reste très mystérieux. Se pose ainsi la question de la liberté accordée aux auteurs dansla galaxie Star Wars, surtout depuis que Disney a racheté Lucasfilm et a fait le tri dans les histoires canoniques ou pas. « Nous avons eu plus de libertés que je n’aurais imaginé, assure le scénariste. Cela reste bien sûr un travail de collaboration, et Lucasfilm a un "story group", les gardiens du temple qui sont là pour s’assurer que chaque film, comics ou jeu s’imbrique de manière appropriée et authentique. Star Wars est devenu un gigantesque puzzle, où tu peux compter les blancs mais où chaque pièce doit être connectée aux autres. »

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C’est assi le cas pour le visuel. « Dès que tu touches aux décors, aux costumes, à l’esthétique des films, cela doit être exactement la même chose, confie Chris Matthews, directeur artistique. Heureusement, Disney nous a donné accès à toutes les archives Star Wars possibles et imaginables pour y parvenir. » C’est le plus réussi de ce Star Wars Battlefront II, qui te fait ressentir l’univers Star Wars comme rarement, à défaut de te faire vibrer pour son héroïne et son aventure d’une poignée heures.