Le marché des livres évite l’érosion

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Le tribunal de grande instance de Paris a débouté vendredi l'ex-épouse de Nicolas Sarkozy, Cécilia, qui réclamait l'interdiction d'un ouvrage qui lui est consacré et rédigé par la journaliste du Point Anna Bitton.
Le tribunal de grande instance de Paris a débouté vendredi l'ex-épouse de Nicolas Sarkozy, Cécilia, qui réclamait l'interdiction d'un ouvrage qui lui est consacré et rédigé par la journaliste du Point Anna Bitton. — Eric Feferberg AFP

Qui a dit que le marché du livre était sinistré? Contrairement aux rumeurs, les bouquins se vendent encore. La preuve: en janvier, le commerce du livre au détail a progressé de 2,5 % selon «Livres Hebdo». Quant à la Fnac, elle a vendu l’an dernier pour 825 millions d’euros de livres, soit 18 % de son chiffre d’affaires total (de 4,58 milliards d’euros), contre 790 millions l’année précédente (+ 4,4 %).

La littérature pour poulettes et le people politique à l'honneur

Quels genres littéraires se vendent le plus? Parmi les plus plébiscités, il y a, toujours, les livres consacrés au bien-être et au mieux-vivre ainsi que la «chick-lit», c’est-à-dire la littérature pour poulettes - dont «Le Diable s’habille en Prada» de Lauren Weisberger, «Bridget Jones» d’Helen Fielding ou le livre de Candace Bushnell qui a inspiré la série «Sex and the city». Plus récemment, un autre genre a le vent en poupe: la déferlante de bouquins de people politique, avec Cécilia, Carla et Nico en héros de couverture. Un seul exemple: «Cécilia, la face cachée de l'ex-première dame» (Ed. Pygmalion) s'est déjà vendu à 120.000 exemplaires depuis le 11 janvier et figure dans le top 8 des meilleures ventes du réseau Relay, qui officie dans les gares.

«Si un roman est tiré à 2.500 ou 3.000 exemplaires en moyenne, un livre politique sort à 15.000 copies en premier tirage», explique Vincent Wackenheimer, le président de la maison d’édition du Rocher, cité par «Le Parisien». Une poule aux oeufs d'or pour les maisons d’édition.