Le Goncourt? C'est non. Le Grand prix du roman? Toujours pas. Yannick Haenel se console avec le prix Médicis

ROMAN Le romancier a remporté le prix Médicis pour «Tiens ferme ta couronne»...

Benjamin Chapon

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Yannick Haenel en 2015
Yannick Haenel en 2015 — GINIES/SIPA

Ouf, il ne rentrera pas bredouille de cette cuvée 2017 des prix littéraires. Habitué à être honorés pour, plus ou moins, chacun de ses romans, Yannick Haenel a reçu des mains de Frédéric Mitterrand, jeudi, le prix Médicis pour Tiens ferme ta couronne (Gallimard). Son roman avait, ces dernières semaines, figuré parmi les finalistes malheureux du Grand prix du roman de l’Académie française et du prix Goncourt. Choisi au 4e tour de vote par le jury Médicis, Yannick Haenel a dédié son prix à Anne Wiazemsky, membre du jury du Médicis décédée en octobre : « Comme mon livre porte sur les noces entre le cinéma et la littérature, si quelqu’un l’a incarné merveilleusement c’est elle. Baisers à Anne Wiazemsky. »

Un prix au parfum de deuil

Le jury du Médicis, très affecté par la disparition cette année de deux de ses membres, la romancière et scénariste Emmanuèle Berheim et la romancière et comédienne Anne Wiazemsky, semble avoir voulu rendre hommage à ces deux femmes, liées à la littérature et au cinéma, en choisissant comme lauréat le cinéphile Yannick Haenel.

Quinze romans français étaient en lice pour le prix, le jury n’ayant pas réussi à se réunir pour affiner sa sélection. « Nous avions une liste assez longue mais plein de bons romans », a plaidé Frédéric Mitterrand.