VIDEO. On a testé le nouveau «Call of Duty WWII» et c'est une claque monumentale

JEUX VIDEO On a testé le tout nouveau « Call of Duty WWII » sur fond de Seconde guerre mondiale et c'est une claque, sans doute le meilleur Call of Duty depuis des années.

Jean-François Morisse

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Des graphismes impressionnants pour un jeu au réalisme parfois glaçant.
Des graphismes impressionnants pour un jeu au réalisme parfois glaçant. — Activision

Recevoir les jeux en avant-première, ça a du bon. Surtout lorsqu’il s’agit du nouveau Call of Duty WWII : on peut dire tout le bien qu’on pense du jeu avant tout le monde.

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On ne pourra pas évoquer les modes jeux en ligne, multijoueurs et l’incontournable mode zombies, le jeu n’étant pas encore officiellement sorti à l’heure où nous écrivons ces lignes. Mais il reste « la campagne », le mode histoire en solo de cette aventure spectaculaire et héroïque qui débute en 1944 sur les plages de Normandie…

Nous voici donc dans la peau de Ronald « Red » Daniels, jeune recrue de la Première Division d’Infanterie américaine, ballotté dans la barge de débarquement au milieu d’un chaos indescriptible.

Bluffé par le rythme

Le jeu Medal of Honor débarquement allié, en 2002, évoquait la même histoire. Mais, l’évolution technologique aidante, cette scène d’ouverture du nouveau Call of Duty n’a plus rien à voir. L’assaut des bunkers aux côtés de ses compagnons d’armes est d’une rudesse inouïe. Cela ne fait pas 15 minutes qu’on a la manette en main et déjà, on est bluffé par le rythme, les graphismes, la mise en scène…

Des environnements variés et des phases de gameplay variés pour une aventure de 6 heures rythmées, impressionnantes et touchantes.
Des environnements variés et des phases de gameplay variés pour une aventure de 6 heures rythmées, impressionnantes et touchantes. - Activision

Cette impression ne nous lâchera pas du début à la fin d’une aventure qui nous embarque des plages de Normandie aux camps de la mort, en passant par Marigny, Paris, Aix La Chapelle ou les Ardennes. Un périple historique ultra-réaliste en termes de reconstitution, mais pas que. La violence des affrontements est ici rendue avec un souci de réalisme glaçant. Vous ne verrez plus un lance-flammes de la même façon après avoir assisté aux scènes d’exécution.

65 millions de morts

Ce réalisme saisissant et parfois effroyable permet de rendre compte de toute l’horreur d’un conflit qui a fait plus de 65 millions de morts et qui fait dire au héros après l’épisode du débarquement : « Je ne sais pas quel abruti a décidé que c’était le meilleur moyen de reprendre l’Europe, mais il y a une chose qui est sûre : il n’était pas avec nous sur la plage ce matin ».

25 août 1944 : participez à la libération de Paris et infiltrez un QG Nazi !
25 août 1944 : participez à la libération de Paris et infiltrez un QG Nazi ! - Activision

WWII peut se targuer en outre d’être l’épisode le plus abouti graphiquement. On se balade dans Paris près du parvis de Notre Dame lors d’une mission d’infiltration du QG nazi pour, plus tard, conduire un char d’assaut dans un Aix La Chapelle en ruines. En plus du réalisme des scènes, cette histoire de potes égarés en pleine tourmente devient bouleversante à certains moments. Les amateurs de la série Band of Brothers ne seront pas dépaysés.

Dans les rues en ruine d'Aix la Chapelle aux commandes d'un cher Sherman.
Dans les rues en ruine d'Aix la Chapelle aux commandes d'un cher Sherman. - Activision

Call of Duty ne perd rien de son ADN de jeu vidéo grand spectacle. Mais pas besoin de vaisseaux spatiaux ou de super-armes pour impressionner. En revenant à ses racines avec la Seconde Guerre Mondiale en toile de fond, le studio  Sledgehammer livre une aventure certes à dimension humaine mais dans laquelle les scènes de combat suffisent à couper le souffle. Ici, le déraillement d’un train ; là, la chute d’un clocher après une déflagration ou encore l’ascension d’une colline stratégique confèrent au jeu un aspect spectaculaire permanent.

Un hommage aux personnes touchées par le conflit

Comment intégrer des événements aussi tragiques dans un jeu vidéo ? « Avec le souci de respecter l’histoire, ceux qui y ont participé, afin de permettre aux jeunes générations d’avoir un aperçu de ce qu’a pu être ce conflit, répondGlen Schofield à la tête de ce projet chez Sledgehammer. C’est un hommage en même temps qu’un divertissement, un titre qui fait réfléchir tout en racontant une histoire. » La scène finale dans le camp de la mort, très digne et solennelle, illustre parfaitement le propos.

La meilleure campagne de Call of Duty depuis toujours

Même s’il s’adresse à un public adulte (PEGI 18 +), le jeu a clairement pour vocation de remémorer aux plus jeunes l’atrocité de ce conflit. Et la leçon d’histoire, magistrale, secoue : on ressort de ces six heures de jeu aussi touché qu’impressionné par la très grande maîtrise du studio Sledgehammer qui livre avec ce WWII la plus belle campagne de Call of Duty depuis la création du premier volet en 2003.

Jeux Vidéo Magazine, le magazine numéro 1 de la presse jeux vidéo.
Jeux Vidéo Magazine, le magazine numéro 1 de la presse jeux vidéo. - LDS