La rétrospective consacrée à Roman Polanski à la Cinémathèque provoque la colère d'associations féministes

POLEMIQUE La Cinémathèque française organise, à Paris, une rétrospective de l’œuvre du cinéaste franco-polonais du 30 octobre au 3 décembre…

C. F.
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Roman Polanski à Zurich (Suisse), le 2 octobre 2017.
Roman Polanski à Zurich (Suisse), le 2 octobre 2017. — Ennio Leanza/AP/Sipa

En pleine affaire Harvey Weinstein, la rétrospective de l’œuvre de Roman Polanski, programmée à Paris du 30 octobre au 3 décembre à la Cinémathèque française, provoque l’ire d’associations féministes. Le cinéaste franco-polonais est poursuivi aux Etats-Unis pour le viol de l’adolescente Samantha Geimer en 1977.

« Il aura une tribune pour s’exprimer alors que l’on sait que, derrière, il y a un homme qui n’a aucune humanité. On nous balance à la figure de la misogynie et du sexisme », s’est indignée ce mercredi sur Franceinfo Fatima El Ouasdi, porte-parole de l’association Politiqu’elles.

Un rassemblement prévu

La Cinémathèque défend son choix de programmation en affirmant que l’événement est prévu depuis longtemps. Or « cela fait des années et des années que l’on connaît son caractère de prédateur sexuel », s’exclame Fatima El Ouasdi, qui demande que la rétrospective consacrée au réalisateur de Répulsion soit déprogrammée.



De son côté, l’association Osez le féminisme accuse la Cinémathèque française, dans un communiqué publié mardi, de « participer à la culture de l’impunité des violences masculines ». Elle organise un rassemblement à la Cinémathèque française à Paris, le 30 octobre à 20 heures, au moment où aura lieu la soirée d’inauguration de la rétrospective en présence de Roman Polanski.