VIDEO. Mort de Danielle Darrieux: Cinq films à (re)voir de toute urgence

CINEMA Petite sélection de quelques-uns des rôles les plus marquants de la filmographie de l’actrice décédée ce mardi…

Fabien Randanne
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Danielle Darrieux et Isabelle Huppert dans «8 Femmes».
Danielle Darrieux et Isabelle Huppert dans «8 Femmes». — Mars Distribution
  • Danielle Darrieux est décédée ce mardi à l’âge de 100 ans.
  • Sa dernière apparition sur grand écran remonte à 2010. C’était dans la comédie « Pièce montée ».
  • Danielle Darrieux a joué dans de nombreux classiques dont « Marie Octobre » et « Les demoiselles de Rochefort »…

Sa dernière apparition au cinéma remonte à Pièce Montée, en 2010. Un ultime rôle dans une comédie signée Denys Granier-Deferre qui a conclu les noces de Danielle Darrieux avec le grand écran. La filmographie de l’actrice, décédée mardi à l’âge de 100 ans, mêle drames et comédies, personnages légers et héroïnes sombres. Dans ce large éventail, 20 Minutes a pioché cinq de ses rôles les plus marquants…

 

  • « Mayerling »

Danielle Darrieux fait sa première apparition sur grand écran dans Le Bal de Wilelm Thiele en 1931. Mais c’est le rôle de Marie Vetsera dans Mayerling, réalisé par Anatole Litvak en 1936, qui a fait l’effet d’un accélérateur dans sa carrière. Dans ce récit d’un amour impossible, qui finit mal, elle joue la maîtresse de l’archiduc.

Cette partition dramatique tape dans l’œil de Hollywood : elle signe un contrat de sept ans avec les studios Universal. Son premier film américain, La Coqueluche de Paris d’Henry Koster, sort en 1938.

  • « Madame de… »

« Vous devrez, armée de votre beauté, votre charme et votre élégance, incarner le vide absolu, l’inexistence. Vous deviendrez sur l’écran le symbole même de la futilité passagère dénuée d’intérêt. Et il faudra que les spectateurs soient épris, séduits et profondément émus par cette image. » C’est comme cela que le réalisateur Max Ophüls aurait « vendu » à Danielle Darrieux le rôle de la comtesse Louise de… héroïne principale de Madame de…

Ce film en costumes, adapté d’un roman de Louise de Vilomorin et sorti en 1953, est le troisième que la comédienne joue devant la caméra du cinéaste après La Ronde (1950) et Le Plaisir (1952).

  • « Marie Octobre »

En 1959, dans Marie Octobre de Julien Duvivier, Danielle Darrieux interprète le rôle-titre, à savoir une ex-résistante qui, quinze ans après la guerre, retrouve ses anciens compagnons d’armes pour débusquer, en huis clos, celui qui a trahi le réseau.

Dans la réalité, l’actrice avait, sous l’Occupation, signé un contrat avec la Continental, une société de production allemande. Elle expliquera par la suite qu’elle a tourné des films à cette époque pour éviter qu’il arrive des malheurs à son mari de l’époque, Porfirio Rubirosa, incarcéré outre-Rhin car accusé d’espionnage. Elle a rompu son contrat avec la Continental après la libération de son époux et a pris un faux nom jusqu’à la fin de la guerre.

  • « Les Demoiselles de Rochefort »

Dans Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, sorti en 1967, Danielle Darrieux est Yvonne Garnier, qui tient le bar où se ratent et se croisent les personnages…

Elle y raconte son histoire d’amour écourtée avec Simon Dame car elle ne pouvait se faire à l’idée de devenir « Madame Dame » mais n’est pas à l’abri d’une surprise. L’actrice retrouve Jacques Demy en 1982 pour Une chambre en ville. Elle y est madame Langlois, propriétaire de ladite chambre.

  • « 8 Femmes »

« Rien n’est jamais acquis à l’homme. Ni sa force, ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix… » Danielle Darrieux chante les mots de Louis Aragon.

Une reprise d’Il n’y a pas d’amour heureux rappelant qu’au début de sa carrière l’actrice a poussé la chansonnette comme nombre de ses consœurs. 8 Femmes (2002) de François Ozon réunit plusieurs générations du cinéma français sous le même toit. Danielle Darrieux est « Mamy », la grand-mère qui règne sur les autres protagonistes féminines de la maisonnée. Sur le plan symbolique, elle est la vedette qui veille avec bienveillance sur ses cadettes. Avec Gisèle Casadesus, son aînée de trois ans récemment décédée, elle était la doyenne du septième art hexagonal.