Fiac 2017: Le «Domestikator», l’œuvre évoquant une levrette retirée du parcours

POLEMIQUE L’immense installation de 12 mètres et 30 tonnes évoquant un couple en position de levrette risquait de choquer le « public traditionnel du jardin des Tuileries », selon le musée du Louvre…

20 Minutes avec agence

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Capture écran du compte Twitter Jhawn Paul @PinkSheepNews le 28 août 2015.
Capture écran du compte Twitter Jhawn Paul @PinkSheepNews le 28 août 2015. — Capture écran compte Twitter Jhawn Paul @PinkSheepNews le 28 août 2015.

Domestikator ne fera finalement pas partie du parcours hors-les-murs de la Foire internationale d’art contemporain (Fiac, du 19 au 22 octobre) mis en place dans le jardin des Tuileries à Paris.

Cette œuvre d’art sous forme de bâtiment évoquant par son design un couple en train de faire l’amour dans la position de la levrette, a été retirée par les responsables de l’exposition, rapporte notamment Le Monde. En cause, la « connotation sexuelle » de l’installation réalisée par les Néerlandais de l’Atelier Van Lieshout.

Une œuvre précédemment validée

Dans une lettre adressée à la Fiac, le président du Louvre Jean-Luc Martinez a expliqué qu’une aire de jeux pour les enfants se serait trouvée à proximité de Domestikator et que l’œuvre était susceptible d’être « mal perçue par notre public traditionnel du jardin des Tuileries ».

Le responsable avait pourtant précédemment validé la présence de la construction de 30 tonnes au sein de l’exposition, écrivant même que l’immense sculpture déjouait « de façon ludique et artistique la domination sur la planète Terre ». Malgré les efforts de la Mairie de Paris, les dimensions de l’œuvre et le manque de temps n’ont pas permis de trouver un autre site d’exposition.

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Déjà exposée en Allemagne

Un revirement de situation qui n’est pas du goût des représentants de la galerie Carpenters Workshop, qui avait déposé la candidature de Domestikator. Julien Lombrail, un des codirecteurs, s’est ainsi déclaré « abasourdi qu’une chose pareille arrive en France » dans Libération.

De son côté, l’artiste Joep Van Lieshout a tenu à rappeler que l’installation avait été montrée au public pour la première fois à Bochum (Allemagne), en 2015. A cette occasion, « personne n’y a vu le moindre problème. Il n’y a eu ni violence, ni plainte ».

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