«Project Cars 2»: On a testé le jeu devant un écran et sur un circuit de course

JEUX VIDEO Pour tester le réalisme du jeu de course automobile «Project Cars 2», nous avons lâché la manette de la console et enfilé un casque, direction le circuit de course Jean-Pierre Beltoise !

Jean-François Morisse

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Project Cars 2 est une des simulations automobiles incontournables de cette fin d'année.
Project Cars 2 est une des simulations automobiles incontournables de cette fin d'année. — Bandai Namco
  • Le jeu vidéo « Project Cars 2 » disponible le 22 septembre sera suivi de deux sérieux concurrents : « Forza Motorsport 7 » (3 octobre) et « Gran Turismo Sport » (17 octobre).
  • « Project Cars 2 » c’est 180 voitures, 142 tracés, des courses sur bitume, terre, glace, une météo en temps réel, un mode réglages pointu, bref une simulation complète.
  • Nous avons testé le jeu «Project Cars 2» et les voitures sur le circuit Jean-Pierre Beltoise.

Ah! Tester en grandeur nature le nouveau Project Cars 2... Il faut évidemment une console (PS4, Xbox One) ou un PC. Mais aussi un circuit de course pour éprouver le réalisme des situations sur de véritables bolides.

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En route ! Direction Trappes (78) en région parisienne où l’on profitera du circuit Jean-Pierre Beltoise, le lieu idéal, qui nous accueille pour l’occasion, afin de juger sur pièce.
 

Les développeurs de Project Cars 2 sont de véritables passionnés d’automobiles. Ces férus savent à quel point il est important de reproduire avec justesse le comportement des voitures sur la piste. Car une course automobile est régie par des lois physiques qu’il faut retranscrire avec précision, en fonction du véhicule et du pilotage. Il y a ce qu’on voit (les décors, les voitures) et ce que l’œil ne discerne pas, mais qui revêt une importance capitale : le moteur physique. C’est lui que nous mettons à l’épreuve.

4 autos 4 sensations

Sur le circuit, notre plateau de voitures est parfait, puisqu’il reflète la philosophie du jeu, proposer une large palette de véhicules du kart à la monoplace en passant par les GT et les voitures vintage pour un total de 180 bolides.

Une fois le jeu testé (on y reviendra), on lâche notre manette pour enfiler un casque. Nous voilà face à nos quatre bolides qui ne donnent qu’une envie : avaler l’asphalte. Notre menu dégustation est appétissant : Renault Megane RS Trophy (273 ch), Mercedes AMG GT (476 ch), Porsche 911 GT3 (500 ch), Ford Escort 1972 (120 ch).

Direction le circuit circuit Jean-Pierre Beltoise pour essayer en vrai les véhicules présents dans le jeu.
Direction le circuit circuit Jean-Pierre Beltoise pour essayer en vrai les véhicules présents dans le jeu. - LDS

Manette contre volant

Premier constat : les autos les moins puissantes ne sont pas forcément les moins funs. Ainsi notre Ford Escort vintage a beau avoir un petit moteur elle a du souffle à revendre. En revanche, il faut avouer qu’elle est plus facile à conduire dans le jeu. Cette antiquité a besoin d’être maniée avec précaution et précision, notamment sa boîte manuelle sous peine de manquer un rapport en pleine ligne droite comme votre pilote d’un jour. Dans cette voiture dépouillée à l’extrême, on entend tous les bruits, ça craque, ça vibre bref ça vit !

Project Cars 2 : 180 bolides différents pour une simulation qui pourrait faire de l'ombre à Gran Turismo.
Project Cars 2 : 180 bolides différents pour une simulation qui pourrait faire de l'ombre à Gran Turismo. - Bandai Namco

Une ambiance que l’on retrouve dans Project Cars 2 avec certaines voitures de courses où l’on perçoit dans l’habitacle les moindres bruits de la mécanique, un détail rare dans les jeux de course pour être signalé et qui participe grandement à l’immersion.

La Renault Megane RS Trophy est tout aussi amusante à piloter et diablement efficace. On fait véritablement corps avec l’auto, une sensation similaire à celle reproduite dans le jeu lorsque vous commencez à connaître votre monture et votre tracé. Les enchaînements semblent faciles et l’on joue avec la boîte de vitesses comme avec sa manette.

La Mercedes AMG GT, malgré une mécanique qui frôle les 500 ch, est étonnamment la moins appétissante du lot. Comparée aux autres véhicules, elle semble pataude, lourde, bref une GT pour faire la route et non du circuit. L’occasion de s’attarder sur le moteur physique du jeu qui reproduit à l’identique les transferts de charge que l’on a dans la réalité.

Réalisme à tout crin

Dans Project Cars 2, que vous conduisiez une propulsion, une traction ou une quatre roues motrices, le comportement sera différent vous obligeant à adapter votre pilotage à l’auto. Cette fidélité à la réalité fait le sel de Project Cars 2 qui pousse très loin le curseur de la simulation. Ainsi écraser l’accélérateur en sortie de virage avec une propulsion c’est le risque de voir l’arrière se dérober et votre voiture partir en glisse. Le jeu prend en compte également la température des pneus. Ainsi, à froid, en sortant des stands, ils seront moins efficaces. La piste, quant à elle, sera de plus en plus rapide avec le dépôt de gomme sur la trajectoire idéale.

Une vue intérieure pour des sensations fortes dans ce jeu ultra-réaliste.
Une vue intérieure pour des sensations fortes dans ce jeu ultra-réaliste. - Bandai Namco

Autant de détails qui font de Project Cars 2 un titre exigeant. Exigeante comme notre Porsche 911 GT3 avec laquelle on clôture notre essai. Une mécanique pointue pour une voiture au comportement incroyable. Avec le 0 à 200 km/h abattu en 11 secondes, c’est un monstre qui avale les kilomètres avec une sérénité incroyable. Le freinage est d’une incroyable efficacité. On a beau « taper » dans les freins, la stabilité de la caisse est imperturbable.

Cette efficacité, on la retrouve dans le jeu, mais là où la piste limite notre pilotage (on ne va pas casser un jouet à 155.000 euros), le jeu offre l’opportunité de pousser l’Allemande dans ses derniers retranchements. C’est bien là la magie du jeu vidéo : rendre l’impossible réalité.

Project Cars 2 est sans doute plus difficile, exigeant et pointu qu’un titre comme Gran Turismo par exemple mais vos heures d’apprentissage seront récompensées par un plaisir de pilotage exponentiel au fil des parties. Et qui sait, vous vous lancerez peut-être dans les compétitions Esport proposées pour défier les pilotes du monde entier.

Article écrit avec la complicité du journaliste Brice Nguessan spécialiste automobile et jeux vidéo chez Jeux Vidéo Magazine.

Jeux Vidéo Magazine, le magazine numéro 1 de la presse jeux vidéo.
Jeux Vidéo Magazine, le magazine numéro 1 de la presse jeux vidéo. - LDS

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