«Pas de bras, pas de chocolat», «Paf le chien»... D'où viennent ces blagues pourries qui nous font tant rire?

HAHAHA Que celui qui n’a jamais ri aux éclats avec la blague du chien, nous jette la première pierre…

Clio Weickert

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Un homme qui rit à gorge déployée
Un homme qui rit à gorge déployée — PULSE/SIPA

« Tu connais l’histoire de Paf le chien ? C’est l’histoire d’un chien qui traverse la rue. Une voiture arrive, et paf ! le chien. » C’est ce qu’on appelle un classique. Le genre de blagues entendu environ mille fois (une fois), mais qui nous fait toujours autant rire. Un rire franc, de gêne ou nerveux, mais un rire quand même. Si la blague du « qu’est-ce qui est jaune et qui attend » pourrait bel et bien entrer un jour dans le panthéon de la blagounette, 20 Minutes s’est penché sur ces classiques de l’humour français.

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Le cycle de la blague

Mais d’où viennent ces blagues que l’on connaît tous par cœur, un peu comme si elles faisaient partie intégrante de notre ADN ? Les romains rigolaient-ils déjà sur « pas de bras pas de chocolat » ? Charlemagne pleurait-il de rire sur « toc toc toc, qui est là » ? « C’est très très compliqué de dater des blagues, voire impossible », a expliqué à 20 Minutes Frédéric Pouhier, auteur de nombreux livres d’humour, entre autres aux éditions Tut-tut. « Généralement, elles naissent dans les cours d’écoles. Dans les années 1960, c’était la mode des blagues sur les fous, dans les années 1960 celles de » Toto «, puis on a eu les « ta mère »… "

Des tendances de vannes donc, qui comme le pantalon patte d’eph, ont la fâcheuse tendance de pointer régulièrement le bout de leur nez. « Il y a quelque chose de cyclique avec la blague, et c’est intéressant de voir qu’elles reviennent généralement à la mode tous les dix ans ». L’être humain tournerait donc en boucle. Rien de très surprenant ceci dit.

Les Rolls des histoires drôles

S’il est donc complexe de dater les histoires drôles, certaines sont complètement rentrées dans le langage courant. C’est le cas de « pas de bras, pas de chocolat ». Un petit rappel pour ceux qui vivraient dans une autre galaxie :

« Maman, je peux avoir du chocolat ?

– Il y en a dans le placard, va donc te servir.

– Mais Maman, je peux pas, tu sais bien que je n’ai pas de bras…

– Pas de bras, pas de chocolat ! » Hahaha…

Signalons que comme Cindy Sander ou Gandhi, « pas de bras, pas de chocolat » a sa propre page Wikipédia. Voilà. Et donc, selon cette page, « moquant l’arbitraire parental, cette réplique est passée dans le langage populaire, cette expression servant à mettre en avant l’absurdité d’une interdiction, ou à se moquer de quelqu’un face à une impossibilité physique ». Elle a depuis inspiré une publicité sur une cocotte-minute, a été reprise par Jean-Louis Borloo à l’Assemblée nationale et a fait beaucoup rire les fans d’Intouchables.

Quand à son origine, certains semblent l’associer à la marque de chocolat « Brah », d’où le « pas de » brah «, pas de chocolat ». Tordant.

Autre fait incroyable, « Paf le chien » a lui aussi sa page Wikipédia (comme quoi). On y apprend que la blague joue « sur l’analogie avec le nom du personnage de bande dessinée Pif le chien », qu’elle a inspiré un jeu vidéo et que de nombreuses variations de Paf existent : « Flip flap la girafe », « Fleuteupeu-fleuteupeu le dauphin », « couic-couic le canard »… L’humain tourne en boucle on vous dit.