VIDEO. Ken Loach et Thom Yorke s’embrouillent sur Israël

CLASH Le réalisateur dénonce le concert de Radiohead dans le pays…

20 Minutes avec agences

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Le réalisateur Ken Loach aux Goyas à Madrid en 2017
Le réalisateur Ken Loach aux Goyas à Madrid en 2017 — WENN

Le concert de Radiohead prévu à Tel-Aviv, en Israël, le 19 juillet prochain, suscite de nombreuses disputes. L’une des dernières en date oppose le leader de la formation musicale, Thom Yorke, au cinéaste Ken Loach.

Le réalisateur de Moi, Daniel Blake, a écrit une tribune dans The Independent, dans laquelle il enjoint Thom Yorke et sa bande à rejoindre le boycott culturel d’Israël, ajoutant : « Pourquoi ils ne veulent pas me rencontrer pour en discuter ? Leur refus entêté de répondre aux nombreuses critiques de leur concert à Tel-Aviv suggère qu’ils n’ont envie d’écouter qu’un seul point de vue, celui qui soutient l’apartheid. »

Ken Loach explique au passage pourquoi il a décidé de boycotter Israël sur le plan culturel et pourquoi, selon lui, Radiohead devrait en faire de même.

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« Quand une communauté oppressée demande à des artistes de renommée internationale de ne pas prêter leurs noms à leur oppresseur qui tente de faire un peu de whitewashing avec ses violations des droits de l’homme, il est de notre devoir moral de tenir compte de leur appel », écrit le cinéaste.

La défense de Thom Yorke

Ken Loach assure avoir tenté de joindre Thom Yorke plusieurs fois pour en discuter. Il évoque aussi les autres artistes qui ont mis en garde Radiohead contre ce concert, dont Roger Waters par exemple. Le musicien des Pink Floyd a signé récemment une lettre ouverte de Artists for Palestine UK.

La tribune de Ken Loach a obtenu une réponse de Thom Yorke sur Twitter. Il se défend de faire de la politique. « Jouer dans un pays, ce n’est pas la même chose que soutenir un gouvernement. On joue en Israël depuis 20 ans, avec les gouvernements qui se succèdent, certains plus libéraux que d’autres. Comme nous l’avons fait en Amérique. Nous ne soutenons pas plus Netanyahu que Trump, et nous jouons toujours en Amérique », écrit-il d’abord.

Thom Yorke se refuse à parler d’apartheid et explique que selon lui, la musique et les arts sont là pour traverser les frontières. C’est « partager l’humanité, dialoguer et exercer sa liberté d’expression ». « J’espère que c’est plus clair Ken », conclut Thom Yorke.