Jean-Michel Ribes: «C'était plus qu'un ami de quarante ans, c'était un frère»

Propos recueillis pr Alice Antheaume

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Jean-Michel Ribes donnera lecture de ses textes au  Festival de théâtre de Blaye et de l'Estuaire (Gironde) du 18 au 27 août.
Jean-Michel Ribes donnera lecture de ses textes au Festival de théâtre de Blaye et de l'Estuaire (Gironde) du 18 au 27 août. — Joël Saget AFP/Archives

Jean-Michel Ribes, le patron du théâtre du Rond Point à Paris, était un proche de Philippe Khorsand, décédé mardi, à l'âge de 59 ans. A peine sorti d’une répétition, il s’est dit «sous le choc». Pour 20minutes.fr, il a accepté de rendre hommage à son ami disparu.

Quand aviez-vous rencontré Philippe Khorsand pour la première?
Je l’ai connu dès l’âge de 16 ans, au cours Simon. C’était plus qu’un ami de quarante ans, c’était un frère. Il avait un humour simple, sans vulgarité, ce sens du décalage qui n’appartenait qu’à lui. Quand il faisait rire, on n’avait jamais honte de rire.
Je l’ai fait jouer dans toutes mes pièces et à la télévision («Merci Bernard» et «Palace» notamment) car il apportait le «la». Sous son physique imposant, il était un déconneur insensé capable de casser toutes les formes de sérieux. Il va beaucoup nous manquer. A moi, il va beaucoup manquer, en tout cas.

Récemment, vous l’aviez aussi fait tourner dans votre film adapté de la pièce «Musée haut, musée bas» - dont la sortie est prévue en octobre 2008. Comment cela s’était-il passé?
Je voyais qu’il n’était pas bien: il avait beaucoup maigri, il s’asseyait après les prises et paraissait très fatigué. Mais quand on lui demandait, il disait «ça va». Jamais il ne se plaignait. Jamais il ne faisait porter le poids de ses malheurs ou de ses dysfonctionnements aux autres.