Françoise Dorléac, la sœur de Catherine Deneuve, décédait il y a cinquante ans

HOMMAGE Le 26 juin 1967, Françoise Dorléac se tue au volant d’une voiture...

L.Be.

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Catherine Deneuve et Françoise Dorléac dans un extrait des «Demoiselles de Rochefort»
Catherine Deneuve et Françoise Dorléac dans un extrait des «Demoiselles de Rochefort» — NANA PRODUCTIONS/SIPA

On s’en souvient encore, chantant avec sa sœur Catherine Deneuve, dans Les demoiselles de Rochefort en 1967. Les deux femmes avaient un écart de jumelles (18 mois de différence), l’une rousse à la peau diaphane, l’autre blonde platine, elles enchantaient l’un des films phares de la nouvelle vague signé Jacques Demy. François Dorléac avait d’ailleurs poussé celle qui est désormais une icône du cinéma français à devenir actrice.

Plusieurs films marquants

Le 26 juin 1967, elle se tue au volant d’une voiture entre Saint-Tropez et Nice, elle avait 25 ans. Pour Catherine Deneuve, ce drame fut la « chose la plus douloureuse qu’elle ait vécue ». Elle est revenue sur ce drame au mois d’avril dans une interview à Psychologies magazine, levant un « tabou », près de cinquante ans après. « Le jour de sa mort, une chape de plomb s’est abattue sur nous, et parler d’elle est devenu impossible, malheureusement », a-t-elle confié à l’occasion de la sortie de Sage femme réalisé par Martin Provost.

Une carrière courte (sept ans seulement), mais la jeune femme a eu le temps de se faire un nom avec une grosse dizaine de films à son compteur, et quelques œuvres marquantes. Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1957 dans le court-métrage Mensonges. En 1959 elle tourne son premier long-métrage, Les Loups dans la bergerie. Elle est également mannequin pour Christian Dior.

Très vite, elle collabore avec les plus grands cinéastes de son époque : Roger Vadim, Roman Polanski, Philippe de Broca, Michel Deville. A seulement 25 ans, elle a eu le temps de marquer le cinéma français de sa spontanéité et de sa beauté.