VIDEO. E3 2017: «Call of Duty: WWII» veut être le «Soldat Ryan» du jeu vidéo

JEUX VIDEO Avant sa sortie le 3 novembre, «Call of Duty: WWII» a débarqué à l'E3 de Los Angeles...

De notre envoyé spécial à Los Angeles, Vincent Julé

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Josh Duhamel est le Sergent William Pierson, votre supérieur et frère d'arme dans «Call of Duty : WWII»
Josh Duhamel est le Sergent William Pierson, votre supérieur et frère d'arme dans «Call of Duty : WWII» — Activision

Après avoir tenté le grand saut dans l’espace avec Infinite Warfare, et divisé ses fans et ses ventes, Call of Duty revient les pieds sur terre, dans la boue, et les tranchées. Près de quinze ans après le premier jeu, la franchise d’Activision retrouve en effet le conflit qui a fait sa gloire, la Seconde Guerre mondiale. S’il est possible d’y voir une réponse au succès de Battlefield 1 l’année dernière, la vérité est tout autre, puisque  Call of Duty : WWII est en développement depuis 2014.

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« Raconter le conflit le plus important du siècle à la nouvelle génération »

« Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg a presque 20 ans, Call of Duty : World at War 10 ans. Nous voulions raconter à la nouvelle génération les histoires et sacrifices du plus important et meurtrier conflit de notre siècle, pour que cela n’arrive plus jamais », explique Glen Schofield, cofondateur du studio Sledgehammer et cocréateur de WWII, pour justifier ce retour aux sources.

Le joueur enfilera l’uniforme d’un soldat de la première division d’infanterie américaine, Ronald « Red » Daniels, mais également de son frère d’arme Robert Zussman, et à différents moments du jeu d’une Résistante française ou d’un officier britannique… Le visage reconnaissable entre tous de l’acteur Josh Duhamel (Transformers), ici interprète du Sergent William Pierson, pourra servir de point de repère au joueur dans l’enfer des combats, mais pour combien de temps avant la balle fatidique ?

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Emotion et esprit de bande

Les développeurs mettent en effet en avant la narration, l’émotion et l’esprit de bande qui accompagneront les soldats et le joueur sur les différents fronts normands, parisiens, belges ou allemands. Vous aurez besoin de vos coéquipiers pour vous soigner ou vous ravitailler, vous devrez les protéger mais vous allez aussi les voir mourir.

Glen Schofield, dont le grand-père a perdu une jambe dans le conflit et a été décoré de la Purple Heart, a voulu un jeu de guerre plus personnel et plus empathique. Une approche que l’on retrouve dans le multi, avec la création des Headquarters, un campement où les joueurs pourront se retrouver, sociabiliser, frimer, etc.

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Steven Spielberg ou Michael Bay ?

Après la théorie, la pratique - lors d’une séquence de bataille à Marigny - et la confirmation que Call of Duty reste Call of Duty, plus spectaculaire et violent que jamais. Parti pour sécuriser une église, vous finirez par la détruire, dans un déluge de balles et de bombes qui renvoie autant à la scène du Débarquement du Soldat Ryan qu’au prochain Transformers de Michael Bay.

Directeur créatif sur le jeu, Bret Robbins concède qu’il a fallu faire le show pour l’E3 et montrer les moments les plus impressionnants, mais qu’ils ont toujours gardé à l’esprit de ne pas faire du joueur un super soldat : « Ce ne sont pas des super-héros, mais des gamins de 19 ans, des frères d’armes. ». On en revient donc à Spielberg, mais cette fois à sa série Band of Brothers.