Des bulles pas encore effervescentes

A Angoulême, Olivier Mimran - ©2008 20 minutes

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« Il y a peu de capitales culturelles en France, Angoulême en est une. » Le compliment vient de haut : la ministre de la Culture a inauguré hier la 35e édition du festival international de la BD. Christine Albanel a loué l'investissement de toute la ville dans l'événement. Et de fait, la cité angoumoisine s'est à nouveau parée des couleurs du 9e art pour accueillir en nombre auteurs, éditeurs et fans de bande dessinée.

Traditionnellement, le jeudi et le vendredi sont les jours les plus calmes. « Il y a moins de pression, on se met en jambes en attendant le gros du public », explique Didier Borg, éditeur chez Casterman. L'ambiance est effectivement détendue sous les « bulles », ces chapiteaux qui abritent les stands des éditeurs. D'autant que le palmarès, d'habitude annoncé le jeudi, a cette année été repoussé au samedi soir. Seul l'Essentiel Jeunesse a été décerné au dernier tome de la très populaire série de science- fiction « Sillage ».

Même sans cette carotte, les auteurs ont débarqué en masse dès hier. Premier d'entre eux, le président de cette édition, José Muñoz, a inauguré l'exposition consacrée à la bande dessinée argentine. Outre les dessinateurs aguerris, comme Midam (Kid Paddle) ou Sfar (Le Chat du rabbin), déjà à leurs tables de dédicaces, quelques auteurs en herbe ont profité de ce calme relatif pour rencontrer des éditeurs. « Tous les ans, on découvre des gens qui ignorent tout le talent qu'ils ont », déclare Didier Borg. Car l'un des enjeux cachés du festival est de mettre en relation les talents d'aujourd'hui avec ceux de demain.

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