Le groupe Superbus fait polémique avec son festival de «bouseux»

MUSIQUE Invité du festival de musique F'estillac, Superbus a fait beaucoup de bruit...

V. J.

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Le groupe Superbus et sa chanteuse Jennifer Ayache sur la scène du Trianon à Paris.
Le groupe Superbus et sa chanteuse Jennifer Ayache sur la scène du Trianon à Paris. — SADAKA EDMOND/SIPA

Le groupe Superbus, emmené par Jennifer Ayache, devait donner de la voix lors de la septième édition du festival de musique F’estillac, près d’Agen. Mais il a surtout fait beaucoup de bruit. Comme le racontent Sud Ouest et La Dépêche, Superbus n’a pas été super, ils n’ont joué que 26 minutes au lieu des 45 prévues, en play-back et, selon un des organisateurs, « pendant la balance, la chanteuse a été d’une humeur exécrable. Elle s’est plainte de la qualité du son, notamment. Alors, elle est partie directement s’enfermer dans sa loge. »

« Une concentration de bouseux »

En coulisses, le ton est monté entre le groupe et les organisateurs, et un bénévole a surpris un musicien parler de « concentration de bouseux ». Il s’est excusé depuis. Face à la polémique et à la déception de nombreux fans, Jennifer Ayache a décidé de s’expliquer sur Instagram : « Nous avons été ravis de venir vous jouer 6 titres, comme les organisateurs nous l’avaient demandé depuis des semaines, tout était prévu, et entendu, et nous avons été ravis de vous voir danser, chan­ter, et sourire. […] Nous sommes très déçus, jamais de vous évidemment, mais de la manière très inappropriée, pas classe et impu­dique de venir rompre notre confiance devant vous en nous faisant passer pour un groupe de ce genre.. en 17 ans, c’est une première ».

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« La responsabilité revient au promoteur bordelais »

Un témoignage permet d’y voir un peu plus clair dans l’affaire. Le chanteur du groupe Le Trottoir d’en Face, qui se produisait également au festival, prend ainsi la défense du groupe : « Je trouve que l’on s’acharne sur eux et qu’il y a dans tout ça une part d’injustice. D’abord, s’ils ont joué en play-back orchestré, c’est parce que la veille, ils étaient en Suisse et qu’ils n’avaient pas le temps de ramener sur Estillac tout leur backline. Je crois que la responsabilité revient au promoteur bordelais. Superbus croyait venir pour une promo et ils ont été les premiers déçus en découvrant qu’ils arrivaient dans un festival, avec d’autres groupes en live. S’ils l’avaient su, ils n’auraient pas joué en play-back. Ce quiproquo les a énervés et c’est normal. » Il ajoute qu’ils n’ont pas joué les starlettes capricieuses et ont été très sympas avec les autres musiciens.