Pour les trente ans de «Bamboléo», les Gipsy Kings se reforment à l'Olympia

MUSIQUE Ce mercredi à l'Olympia, Chico retrouve les frères Reyes, membres d'origine des Gipsy Kings, pour fêter les trente ans de la chanson «Bamboléo»...

Claire Barrois

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Chico et les Gypsies, ce mercredi à l'Olympia.
Chico et les Gypsies, ce mercredi à l'Olympia. — Carole Mathieu

Pour ses trente ans, Bamboléo  s’offre l’Olympia. Mais ce n’est pas tout, l’anniversaire de la chanson est le premier depuis des lustres avec ses créateurs réunis. Oui, vous avez bien lu, les Gipsy Kings sont de retour, et Chico a confié à 20 Minutes son bonheur de retrouver ses anciens comparses.

L’Olympia pour les trente ans de « Bamboléo »… On ne se refuse rien !

Il y a toujours une bonne excuse pour faire la fête, et on est ravi ! Bamboléo, c’est un hymne à la fête : on a créé la chanson à l’époque où nous jouions dans de nombreuses fêtes privées à Saint-Tropez. Un soir, ça nous est venu au bout de quelques heures. Avant même d’être enregistrée, Bamboléo faisait déjà monter les gens sur les tables.

Et cette inspiration festive, vous l’avez toujours ?

Aujourd’hui, je repars avec mes trois anciens compagnons, les frères Reyes avec lesquels on avait créé les Gipsy Kings. On joue ensemble depuis quelques mois alors que ça faisait vingt-cinq ans que ça ne nous était pas arrivé. Et l’inspiration est revenue quand on s’est retrouvés. Elle est toujours liée à une émotion intense, qu’elle soit positive ou négative.

Les Gipsy Kings se reforment donc ?

Le concert de mercredi signe nos premières retrouvailles sur scène avec les frères Reyes, quarante ans après notre premier Olympia, où nous avions été invités par Enrico Macias. On sort un single dans quelques semaines, et un nouvel album dans quelques mois, avec l’esprit Gipsy Kings, mais très moderne. Il y aura des invités surprise vraiment sympas.

L’Olympia, pour vous aussi c’est magique ?

C’est à l’Olympia qu’on a pris conscience du fait que notre musique dépassait le simple cadre familial, qu’elle avait une force extraordinaire. Choisir ce lieu pour se retrouver, c’est donner un bel exemple de tolérance et de bienveillance. On apporte aux gens une bonne énergie, des flashs de bonheur.

Et l’avenir, vous le voyez comment ?

Les retrouvailles nous apportent un renouveau, on ne vit pas sur notre passé. En parallèle, nous sommes des sortes de patriarches bienveillants avec ceux qui descendent du courant qu’on a créé, comme Kendji Girac. On est ravis de son succès, il y a un vivier de talents incroyable dans sa génération.