VIDEO. Eurovision 2017: L'Italie croit en son «karma», en sa chanson et en son singe dansant

MUSIQUE Francesco Gabbani est l'un des grands favoris de cette édition...

F.R.

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Francesco Gabbani - et son singe dansant - sur la scène du Festival de Sanremo en février 2017.
Francesco Gabbani - et son singe dansant - sur la scène du Festival de Sanremo en février 2017. — Ettore Ferrari/AP/SIPA

S’il y en a un qui dégagera des ondes positives en finale de l’Eurovision, à Kiev, le 13 mai, c’est bien lui. Francesco Gabbani représentera l’ Italie avec Occidentali’s Karma qu’il interprétera intégralement en italien alors qu’il avait un instant envisagé d’y ajouter un peu d’anglais.

L’artiste : Francesco Gabbani, 34 ans, est à l’aube d’une carrière prometteuse. L’an passé, avec sa chanson Amen, il s’est classé premier en catégorie « Nouvelles propositions » au festival de Sanremo (le célèbre événement très suivi en Italie qui a inspiré le concours Eurovision). En 2017, il s’est imposé en finale du même festival, avec Occidentali’s Karma, décrochant par la même occasion son billet pour l’Eurovision.

Chances de victoires : Très grandes. Depuis son triomphe au festival de Sanremo, Francesco Gabbani est instantanément devenu l’un des chouchous des bookmakers. Le chanteur ne manque pas de charisme et s’il se produit sur scène avec un gorille (ou, plus précisément, un danseur costumé en singe), comme en Italie, le gimmick pourrait sinon amuser les téléspectateurs, du moins marquer leurs esprits. Ce qui est toujours ça de pris au moment des votes. Pour l’anecdote, le « singe nu » dont il est question dans la chanson fait allusion à l’essai du même nom signé par l’éthologue Desmond Morris.

Le refrain : « Leçons de Nirvana, le Buddha fait la queue. Une bouffée d’air pour tous, un moment de gloire (allez !). La foule crie un mantra, l’évolution trébuche, le singe nu danse. Le Karma des Occidentaux, le karma des Occidentaux. Le singe nu danse. Le karma des Occidentaux. » Occidentali’s Karma évoque la tendance des Occidentaux à se tourner vers les spiritualités orientales en dilettantes, sans remettre en question leurs modes de vie.

L’Italie à l’Eurovision : L’Italie a pris part au concours dès sa création en 1956 et s’est retirée à plusieurs reprises (en 1981 et 1982, de 1994 à 1996 et de 1998 à 2010). En 43 participations, elle affiche deux victoires au compteur : en 1964 avec Non ho l’età de Gigliola Cinquetti et en 1990 avec Insieme : 1992 de Toto Cutugno. Pour l’anecdote, Volare (Nel blu dipinto di blu), classée troisième en 1958 est devenu un tube mondial. Sa moins bonne place : 18e sur 18 en 1966.