VIDEO. ESWC Winter 2017: La Française Dina dévoile ses conseils avant la finale mondiale de «Just Dance»

JEU VIDEO « Just Dance » s’impose comme nouvelle discipline de l’eSPort à l’ESWC Winter 2017, avec sa grande finale mondiale et peut-être le sacre de la championne française Dina…

Vincent Julé (Vidéo: Maxime Deloffre)

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Dina (à droite), double championne de France de «Just Dance»
Dina (à droite), double championne de France de «Just Dance» — Oxent/Charlotte Sabah

Du 17 au 19 février, l’eSport débarque en force à l’ESWC Winter 2017, à Paris Expo Porte de Versailles. Aux côtés des incontournables compétitions Call of Duty et League of Legends et d’un tournoi Clash Royale ouvert à tous, se jouera la finale mondiale de Just Dance. Oui, le jeu de danse. Non pas Dance Dance Revolution, l’autre, celui auquel l’ex-ministre de la Culture Fleur Pellerin joue avec sa fille.

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Edité depuis 2009 par Ubisoft, Just Dance doit son titre à un tube de Lady Gaga, et après des débuts sur la Wii, est désormais jouable sur Playstation et Xbox. Cette dernière console a aujourd’hui la préférence des danseurs grâce à la Kinect et sa reconnaissance des mouvements. L’objectif du jeu est en effet de reproduire à la perfection la chorégraphie à l’écran, ce qui demande de la technique ainsi que de la personnalité, de l’artistique. Mais le mieux est encore de demander un petit tuto à Dina, double championne de France, vice-championne du monde et qualifiée pour la Coupe du monde.

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« J’ai compris que c’était du sérieux »

Dina fait partie des 18 participants - et des deux Français avec Manu - de cette grande finale, qui sera d’ailleurs retransmise en direct sur le site de TF1. Preuve supplémentaire de l’avènement du eSport en France, après le lancement d’ une télé-réalité, d’une école dédiée et de clubs pros.

Just Dance est passé au eSport assez récemment, depuis deux-trois ans. C’est à la même époque que Dina, fan de jeu vidéo, de danse - et accessoirement de Britney Spears - décide de se lancer : « Je ne me suis pas dit "aujourd’hui, je vais devenir championne de Just Dance". J’ai vu un post sur la page Facebook du jeu qui annonçait la première Coupe de France. Pourquoi pas essayer ? Ça peut être cool. Je ne m’attendais à rien, je ne me suis pas entraînée et je n’ai finalement pu me qualifier qu’après des désistements. Là, j’ai appris que la finale se ferait devant 4.000 personnes, avec ensuite la Coupe du monde. J’ai compris que c’était du sérieux, que je ne pouvais pas faire n’importe quoi. »

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Convaincre la machine et le jury

Dina s’entraîne alors tous les soirs, tous les week-ends. Contrairement à d’autres jeux d’eSport, Just Dance ne s’est pas encore assez professinonalisé pour qu’elle puisse quitter son travail et vivre des compétitions (peu nombreuses et sans récompense en argent) ou des sponsors. Depuis des mois et les phases de qualification pour la finale mondiale, la cadence s’est intensifiée.

Dina a raté de peu la qualification lors de la dernière Paris Games Week, mais s’est rattrapée en ligne. Ouf. Elle doit maintenant parfaire 24 chorégraphies (deux fois plus que les années précédentes) pour ce week-end, convaincre la machine (pour la technique) et le jury (pour l’artistique) et, enfin, battre le Brésilien Diegho San, tenant du titre et… son meilleur ami.