Festival d'Angoulême. Les leçons de dessin d'Hermann (2/4) : Comanche

BD Le Grand Prix 2016 du festival d'Angoulême dévoile, en vidéo, ses secrets de dessinateur…

Olivier Mimran

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Hermann à sa table à dessin
Hermann à sa table à dessin — O. MIMRAN

Hermann a reçu 20 Minutes en son atelier bruxellois pour une série de courtes vidéos dans lesquelles il révèle ses techniques de dessin. Dans la première d’entre elles, le Grand Prix 2016 du festival de la BD d’Angoulême avait réalisé, au crayon papier, un portrait de Bois-Maury.

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Découvrez, avec cette nouvelle vidéo, comment le belge dessine - au pinceau ! - Comanche, co-héroïne du western du même nom.

 

« Main ferme et poignet souple »

Après nous avoir régalés avec sa science du crayonné, Hermann démontre sa maîtrise de l’encrage au pinceau, « une technique très délicate car il faut à la fois avoir la main ferme - pour éviter tout tremblement du trait - et le poignet souple, afin que s’expriment librement les pleins et les déliés. C’est une compétence difficile à acquérir, mais qui a l’énorme avantage de donner davantage de volume à un dessin, de chair à un personnage. »

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À propos de ce portrait de Comanche (prononcer « Comanchi »), qui partage la vedette de sa série avec Red Dust, un cow-boy qui en pince pour elle, Hermann apporte cette précision : « Il est plus délicat de dessiner une femme qu’un homme, dont les traits supportent davantage d’être taillés à la serpe, comme dit mon épouse. Comanche est jolie sans être belle, et c’est volontaire car je n’aime pas les héroïnes à la plastique magnifique, ça travestit la vérité. »

Distorsion de la réalité

« Voyez le film Bonnie & Clyde (d’Arthur Penn, 1967), par exemple : lorsqu’on consulte des photos de la vraie Bonnie Parker, on comprend qu’elle est vraiment beaucoup plus vilaine que Faye Dunaway, qui l’interprète à l’écran ! Et bien c’est une distorsion de la réalité à laquelle je ne souscris pas. »