«L'Année du oui»: Les cinq conseils de Shonda Rhimes pour 2017

RESOLUTIONS La queen des séries télé répand la bonne parole dans un livre paru cette semaine en France...

V. J.

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Shonda Rhimes et son «Année du oui» aux éditions Marabout
Shonda Rhimes et son «Année du oui» aux éditions Marabout — Richard Shotwell/AP/SIPA

Elle est l’une des femmes les plus puissantes de la télévision américaine, créatrice ou productrice de séries à succès telles que Grey’s Anatomy, Scandal ou How to get away with murder. A la tête d’un empire, le fameux Shondaland, mère de trois filles, et « role model » écouté et célébré, Shonda Rhimes a tout pour elle, et elle est pourtant malheureuse. Ou plutôt elle est un rabat-joie, une « control freak », comme elle l’écrit et à l’image du personnage de Cristina dans Grey’s Anatomy. Fausse modeste aussi, un peu.

« Tu ne dis jamais oui », lui balance sa soeur un soir de Thanksgiving. Ah oui ? Shonda dira alors « oui » à tout pendant un an : à l’invitation de Jimmy Kimmel pour venir dans son talk-show, à l’université de Dartmouth pour donner un discours lors de la remise des diplômes, à Mindy Kalling pour jouer les guests dans sa série The Mindy Project, et surtout à ses enfants, sans exception, dès qu’ils veulent jouer.

Mais aussi à ce livre, L’Année du oui *(paru mecredi aux éditions Marabout) : entre l’autobiographie et le livre de développement de soi, cet ouvrage ne vous apprendra rien sur ses productions télé mais dispense quelques conseils - et possibles résolutions - parfaites pour la nouvelle année. Dites oui au soleil ! (sic)

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Laissez tomber les rêves

« Soyez une personne d’action, pas un rêveur. Vous savez peut-être ce que vous rêvez d’être. Ou vous êtes peut-être paralysé parce que vous ne savez absolument pas quelle est votre passion. La vérité, c’est que c’est sans importance. Vous n’avez pas besoin de savoir. Vous devez simplement continuer d’avancer. Vous devez simplement continuer à faire des choses, à saisir l’occasion qui se présente, à rester disposé à essayer des choses nouvelles. Ces choses ne doivent pas nécessairement correspondre à votre vision de l’emploi idéal ou d’une vie idéale. L’idéal, c’est ennuyeux, et les rêves ne sont pas la réalité. Contentez-vous… de FAIRE des choses. »

Travaillez dur, très dur

« Personne ne réussit en ayant seulement de la chance. Dire que j’ai "de la chance" laisse entendre que je n’ai rien fait, qu’on m’a donné quelque chose, quelque chose que je ne mérite pas, qui n’est pas résultat d’un dur labeur. Ami lecteur, je vous souhaite de ne jamais avoir de la chance. Je n’ai pas de chance. Vous savez ce que j’ai ? J’ai de l’intelligence, j’ai du talent, je saisis les occasions qui se présentent à moi et je travaille dur, très dur. Ne me dites pas que j’ai de la chance. Dites que je suis une "badass". »

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Vous ne pouvez pas tout réussir

« Quand vous essaierez de comprendre comment remplir cette mission impossible consistant à concilier travail et vie de famille et qu’on vous répétera qu’il suffit d’être bien aidé ou organisé… en tant que femme qui a réussi et mère célibataire de trois enfants à qui l’on demande sans arrêt "Comment fais-tu tout ça ?", pour une fois, je vais répondre en toute sincérité : je ne fais pas tout ça. Chaque fois que vous me voyez réussir dans un aspect de ma vie, ça signifie presque assurément que j’échoue dans un autre. Si j’assure sur un scénario de Scandal au travail, je suis sans doute en train de rater le bain et les histoires du soir à la maison. (…) Si je réussis quelque part, j’échoue inévitablement ailleurs. C’est le compromis. »

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Rendez la pareille

« Trouvez une cause qui vous plaît. Ce n’est pas grave si vous n’en choisissez qu’une. Vous allez devoir passer beaucoup de temps dans le monde réel à essayer de comprendre comment ne plus être un raté perdu, alors une cause, c’est déjà bien. Mais trouvez-en une. Et consacrez-y un peu de temps toutes les semaines. Et tant que nous parlons de ça, permettez-moi de dire une chose. Un hashtag, ça ne change rien. C’est un hashtag. Offrez quelques heures de votre temps. Concentrez-vous sur autre chose que vous-même. Consacrez une partie de votre énergie à faire en sorte que le monde soit moins nul. Certaines personnes suggèrent que ça permet de se sentir mieux dans sa peau. D’autres disent que c’est simplement bon pour le karma. »

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Vous n’êtes pas seul

« Si vous êtes un ado rondouillard, pas très beau, coincé, timide, invisible et mal dans sa peau, quelle que soit votre race, quel que soit votre sexe, quelle soit votre orientation sexuelle, je suis ici pour vous le dire : vous n’êtes pas seul. Votre tribu est quelque part dans ce monde et vous attend. Comment en suis-je si sûre ? Parce que la mienne est juste là, assise à cette table d’écriture. Merci. »

L’Année du oui, éditions Marabout, 17,90 euros